Des cyclistes dénoncent des tronçons dangereux du réseau cyclable dans l’est de Gatineau
Camille Turgeon | 14 août 2026
La Route verte relie le réseau cyclable de Gatineau, qui commence au boulevard de l’Aéroport, à celui de Masson-Angers. Il serait le seul moyen pour les citoyens de l’est de se rendre à Gatineau.
Toutefois, des tronçons de la Route verte longent la route 148, ce qui rend le trajet peu sécuritaire : des voitures passeraient à moins d’un demi-mètre des cyclistes, des accotements seraient moins larges qu’un guidon et certains endroits, exempts d’accotement, forceraient les cyclistes à circuler sur la chaussée.


Un cycliste aurait même endommagé son vélo à de nombreuses reprises, dont trois crevaisons en deux ans, en raison de l’état des accotements.
Ainsi, il aurait déposé plusieurs demandes à la Ville pour sécuriser la Route verte, mais il affirme que rien ne change.
La Ville de Gatineau, quant à elle, a affirmé n’avoir reçu qu’une seule requête concernant la chaussée et la sécurité des cyclistes sur la route 148 depuis le 1er janvier 2024.
Cela étant dit, Vélo Québec rappelle que la sécurité des cyclistes repose également sur les automobilistes.
Une exception est prévue au Code de la sécurité routière qui autorise les automobilistes à franchir des lignes continues ou des lignes doubles continues afin de respecter la distance requise de 1,5 m au moment de dépasser un cycliste.
La même exception s’applique d’ailleurs aux véhicules agricoles.
Le 10 août, le ministère des Transports et de la Mobilité durable invitait les Québécois à parcourir les 5 400 kilomètres de la Route verte.
Le cycliste invite plutôt les élus à la tester.
« J’encouragerait Benoit Charette, le ministre des Transports, de justement venir avec la mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, et peut-être nos deux conseillers de l’est de Gatineau, de prendre leur vélo, de voyager de Masson jusqu’ici, au boulevard de l’Aéroport, puis de revenir sur leur chemin pour voir c’est quoi vraiment utiliser la Route verte, ici, à Gatineau. Parce que c’est ridicule. »
Christian Schingh-Laniel, cycliste.
Le ministère des Transports et de la Mobilité durable n’a pas répondu à notre demande d’entrevue dans les délais requis.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.