Retour obligatoire des fonctionnaires fédéraux à quatre jours en présentiel par semaine
Camille Turgeon | 6 juillet 2026
La mesure exigée par le gouvernement du Canada, qui vise à favoriser le travail d’équipe et les échanges en personne, ne fait pas l’unanimité.
Qui plus est, dans certains ministères, les membres du personnel continueront de travailler en personne trois jours par semaine plutôt que quatre en raison d’un manque d’espaces de bureaux, ce qui soulève des questions d’équité et d’organisation.
« Si quelqu’un vous dit qu’il est content de retourner quatre jours, c’est un menteur. On est obligé, on va le faire. On n’a pas le choix. »
Fonctionnaire fédéral.
Selon Alex Silas, vice-président exécutif national de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, des données ont récemment été publiées qui démontrent que le gouvernement dépense des sommes pour louer de grands espaces de travail destinés à accueillir le retour au bureau, qu’il qualifie d’inutile.
Il soutient que le gouvernement fédéral n’a toujours pas mis de l’avant une « bonne » raison en cour pour le retour au travail en présentiel.
Il a également affirmé que selon des données, l’efficacité et la productivité des fonctionnaires fédéraux avait augmenté lorsqu’ils ont commencé à travailler de la maison, puis a diminué depuis qu’ils travaillent de nouveau en personne.
« C’est quelque chose qui n’est certainement pas fait dans l’intérêt des travailleurs. »
Alex Silas, vice-président exécutif national de l’AFPC.
Une manifestation a d’ailleurs été organisée au matin du 6 juillet par l’Association canadienne des employés professionnels. Tenu devant le bureau du premier ministre, Mark Carney, visait à dénoncer le mandat de retour au bureau.
Avec les renseignements d’Amanda Moisan.