Une veuve noire du nord découverte à Gatineau
Camille Turgeon | 9 juillet 2026
Alexandre Thomassin est herpétologue en herbe : il passe son temps libre à explorer différents milieux pour trouver mammifères, serpents, amphibiens et toutes sortes de bestioles.
C’était lors d’une telle balade en forêt au lac Beauchamp, à Gatineau, alors qu’il cherchait activement à trouver des bestioles, qu’il a tombé nez à nez avec une veuve noire du nord, une découverte rare étant donné le caractère timide et peu agressif de l’araignée.
La veuve noire du nord, nommée ainsi puisque la femelle dévore souvent le mâle après la copulation, se trouve principalement en Outaouais et en Montérégie et parfois à Montréal. Elle est l’une de 30 espèces de veuve noire dans le monde, selon l’encyclopédie Britannica.
Il s’agit essentiellement de la seule araignée dans la région qui est considérée potentiellement à risque pour la santé humaine en raison de son venin neurotoxique, qui présente surtout un danger pour les jeunes et les personnes âgées.
Néanmoins, aucun problème n’est connu de la veuve noire du nord, selon Jean-François Desroches, biologiste.

Après sa découverte à Gatineau, des images d’elle, partagées des centaines de fois sur les médias sociaux, ont rapidement semé l’émoi.
Toutefois, M. Desroches a tenu à rassurer que la veuve noire ne mord presque jamais sans raison. Il faut généralement la coincer, la manipuler ou lui faire peur pour qu’elle décide de se défendre.
L’humain n’est pas une proie pour elle; il est plutôt un prédateur. Ainsi, souvent, plutôt que mordre, elle se recroqueville en boule et joue la morte si une personne se rapproche trop d’elle.

Au-delà de la surprise, cette découverte rappelle surtout à quel point la biodiversité de l’Outaouais est riche et parfois méconnue.
Cette passion de M. Thomassin l’a mené à des découvertes fascinantes et imprévisibles dans la région comme ailleurs dans le monde, mais également à des situations plus risquées, même s’il limite ses contacts avec la faune autant que possible.
Au Belize, il a croisé un jaguar dans la jungle, et au Portugal, un lézard bosselé.
Cependant, il est déjà resté engourdi pendant deux jours après s’être fait piquer par un scorpion.
Sur sa chaîne YouTube WILD N SNAKED, suivie par plus de 1 700 abonnés, M. Thomassin partage ses découvertes et transmet sa passion pour la faune d’ici.



Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.