Un refuge pour animaux sauvages de l’Outaouais lance un cri du cœur
Camille Turgeon | 19 juin 2026
Depuis plus de 20 ans, Christine Carrière affirme venir en aide à plusieurs animaux sauvages pour qu’ils puissent retrouver leur habitat naturel et vivre une belle vie.
Jour après jour, les soins s’enchaînent : nourrissage au biberon, médicaments, soins vétérinaires, entre autres.
En six mois à peine cette année, elle a secouru 111 animaux. Elle peut sauver jusqu’à 12 animaux par jour, que ce soit aider un renard qui a la gale ou déplacer une marmotte qui dérange monsieur et madame Tout-le-Monde.
Toutefois, les activités sont possibles uniquement grâce aux dons et aux bénévoles, et elles sont dispendieuses.
Un raton laveur, par exemple, peut coûter au refuge plus de 500 $ par saison. Les soins pour les écureuils et les marmottes coûtent encore plus cher. Si l’on fait le calcul, on atteint les dizaines de milliers de dollars.
Ainsi, si sa situation financière précaire ne s’améliore pas, le refuge pourrait devoir fermer ses portes à la fin de la saison.
Mme Carrière a donc multiplié les appels sur ses médias sociaux pour tenter d’absorber les dépenses quotidiennes. Trois semaines peuvent parfois s’écouler avant qu’elle reçoive un don.
« Ils méritent de vivre. Ils méritent d’avoir une seconde chance. Ils méritent ça. »
Christine Carrière.

Questionné au sujet des refuges, le ministère de la Faune et des Parcs a mentionné qu’il n’existe pas de programme ou de mécanisme de soutien financier pour les centres de réhabilitation de la faune ou les refuges.
La SPCA de l’Outaouais précise pour sa part qu’elle s’occupe uniquement des animaux domestiques et non des animaux sauvages.
Elle souligne qu’en matière de capacité d’accueil des animaux domestiques en Outaouais, une demande soutenue exerce depuis plusieurs années une pression importante, notamment en raison de la hausse du coût de la vie, des logements non adaptés aux animaux et de l’augmentation des frais vétérinaires.
Christine Carrière continue ses activités et espère éviter la fermeture.


Avec les renseignements de Marika Gauthier.