La croissance immobilière frappe un mur à Chelsea et à Wakefield

Camille Turgeon | 23 juillet 2026

À l’instar de Chelsea, la Municipalité de La Pêche impose un moratoire pouvant aller jusqu’à deux ans sur les nouvelles constructions dans le secteur de Wakefield. Ces deux municipalités doivent trouver des solutions durables afin de permettre une croissance qui respecte la capacité de leurs réseaux.

À Wakefield, la capacité de traitement du réseau d’égouts a atteint ses limites.

Cependant, cette pleine capacité n’aura aucune répercussion sur ses utilisateurs, selon le maire, puisqu’il n’y a pas d’enjeux au niveau hydraulique.

Il s’agit d’une décision prise par précaution. Wakefield prévoit réaliser des travaux de pompage des sédiments cet été pour mieux évaluer la capacité de son réseau d’égouts.

Elle analysera également la manière dont la capacité des bassins pourrait être augmentée sans intervention majeure. Le maire a notamment soulevé qu’il existe de nouvelles technologies qui permettraient de ce faire.

Chelsea

Le moratoire, imposé il y a deux ans, prend fin en octobre 2026, mais la municipalité souhaite le prolonger, puisque la capacité de son réseau d’aqueduc demeure insuffisante.

Certains projets ciblés pourront tout de même aller de l’avant, comme la clinique médicale, mais les quelque 2 000 nouvelles portes devront atteindre la levée du moratoire.

Selon le maire, Brian Nolan, le réseau fournit pour le nombre de personnes qui se trouvent actuellement sur son territoire, et dispose d’un petit nombre d’unités d’eau qui agit comme tampon.

Dans un contexte de forte croissance résidentielle, freiner la construction entraîne un lot de conséquences à Chelsea, notamment au niveau des finances municipales.

En effet, selon l’Union des municipalités du Québec, les taxes foncières jouent un grand rôle dans les finances d’une ville. Si une municipalité se voit obligée d’imposer un moratoire, elle ne peut pas augmenter ses revenus.

L’Union des municipalités du Québec rappelle d’ailleurs que plusieurs municipalités font face à des enjeux similaires : en 2025, sur 140 municipalités, 36 000 portes ne peuvent pas être développés à l’heure actuelle en raison d’une insuffisance d’infrastructures.

Avec les renseignements de Marika Gauthier.