Assurances pour animaux : ça vaut le coût?
Camille Turgeon | 7 août 2026
Selon l’Association des médecins vétérinaires du Québec, posséder un chat coûte entre 1 700 $ et 4 000 $ par année. Pour un chien, la facture peut atteindre près de 6 000 $, selon sa race et les soins requis.
Les frais vétérinaires sont de plus en plus dispendieux, et selon la docteure Valérie Bissonnette, présidente de l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux, ce serait notamment en raison de l’offre plus spécialisée des soins : des maladies auparavant inguérissables sont désormais traitables.
Pour plusieurs, l’animal de compagnie est un membre à part entière de la famille.
Ainsi, avec la possibilité bien réelle de devoir débourser des milliers de dollars du jour au lendemain pour soigner leur compagnon, de plus en plus de propriétaires envisagent souscrire une assurance animale.
« On a été au vétérinaire parce qu’elle s’était presque arraché une patte. Ça a coûté excessivement cher, à peu près 5 000 [$] en tout. »
Propriétaire d’un chien, à Gatineau.
L’assurance de base, qui couvre les accidents, coûte environ une vingtaine de dollars par mois, alors que l’assurance plus complète, qui couvre également les maladies, peut grimper jusqu’à 50 $ par mois pour un chat et près de 90 $ pour un chien.
Si l’Association des médecins vétérinaires du Québec encourage fortement les propriétaires à étudier les options qui leur sont offertes, l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec est d’avis que l’important est d’être prêt à faire face à une éventualité.
« Que ce soit d’avoir une assurance, que ce soit avoir des provisions ou un compte à part qui est prêt pour notre animal de compagnie. »
Dr David Quirion, président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec.
Le docteur Quirion recommande aux propriétaires qui souhaitent souscrire une assurance d’abord d’en parler à leur vétérinaire, et s’il y a lieu, de choisir le produit qui leur convient le mieux, tout en prenant bien soin de lire les conditions.
Au Québec, seulement 3 % des propriétaires ont assuré leur chat ou leur chien.
Cela étant dit, l’Association des médecins vétérinaires du Québec espère que les soins vétérinaires deviendront de plus en plus accessibles, notamment par une approche communautaire, alors que les vétérinaires ont le droit de pratiquer au sein d’organismes à but non lucratif seulement depuis novembre 2024.
Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.