Élève tabassé aux abords de l’École polyvalente Nicolas-Gatineau : un possible retour en classe des présumés agresseurs

Camille Turgeon | 30 octobre 2026

Trois des quatre adolescents accusés d’avoir agressé un jeune de 12 ans à l’École polyvalente Nicolas-Gatineau le 16 octobre dernier devraient pouvoir retourner à l’école, et ce, même s’ils font face à des accusations de voies de fait armées. Ils devront toutefois respecter une interdiction d’approcher la victime.

C’est ce qu’a indiqué la mère de la présumée victime par écrit, qui, profondément déçue, s’interroge sur l’application d’une telle condition dans une école de quelque 3 500 élèves.

Les événements : Quatre élèves auraient battu un jeune de 12 ans aux abords de l’École polyvalente Nicolas-Gatineau.

Le Centre de services scolaire des Draveurs a refusé de commenter ce dossier précis afin de protéger les élèves concernés.

Toutefois, le Service de police de la Ville de Gatineau a confirmé que des adolescents accusés de voies de fait armées peuvent effectivement retourner à l’école en attendant la suite des procédures judiciaires, chose possible en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, loi propre aux adolescents qui mise sur la réinsertion en société des jeunes.

D’ailleurs, le SPVG travaille également en amont pour prévenir la violence :15 policiers-éducateurs sont déployés dans toutes les écoles de Gatineau, où ils établissent un lien de confiance avec les jeunes et les intervenants, assurent une présence lors de foires et d’activités et font de la prévention et de la sensibilisation.

« Malheureusement, on ne peut pas aider quand on n’est pas au courant [d’une] situation qui se passe. Donc, c’est très important de dénoncer s’il y a un crime. »
Mathieu Gauthier, inspecteur des actions préventives de quartier du SPVG.

C’est d’ailleurs un de ces policiers-éducateurs qui a recueilli la version de la victime dans cette affaire.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.