Le Château Montebello échappe au groupe d’investisseurs local

Camille Turgeon | 13 juillet 2026

Qui plus est, l’acheteur, dont on ignore le nom, serait une grande chaîne hôtelière qui ne viendrait pas du Québec, mais qui serait présente au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Le groupe d’investisseurs local, qui regroupait Micheal Andlaueur des Sénateurs d’Ottawa, Jean-Pierre Poulin de Devcore, Martin Paquette du Spa Nordik et Edouard Wakin et Charles-Antoine Hallé, jeunes entrepreneurs d’Elevate Real Estate, ont tenu une conférence de presse le matin du 13 juillet pour confirmer la nouvelle.

Selon ce que le consortium régional se serait fait dire, une différence de quelques centaines de milliers de dollars parmi les offres finalistes aurait influencé la recommandation de PricewaterhouseCoopers (PwC).

Les investisseurs avaient bon espoir de mettre la main sur Château Montebello afin de le rénover et d’en faire une fierté régionale détenu par des gens de l’Outaouais, et jugent que leur proximité locale aurait dû les avantager.

Ils déplorent que l’acheteur ne serait pas Québécois, et dénoncent le manque d’implication du ministre de la Culture, Mathieu Lacombe.

Le ministre aurait écrit une lettre d’appui à l’offre des investisseurs locaux, mais selon ces derniers, il aurait dû davantage s’impliquer pour les soutenir dans le processus.

Même si M. Lacombe souhaitait que la propriété redevienne sous gestion québécoise en raison de son importance dans le patrimoine, il a expliqué qu’il ne pouvait pas faire davantage pour aider le groupe, puisque la décision est prise par le séquestre plutôt que par le gouvernement.

Le groupe formé entre autre de Devcore, du groupe Nordik et des Sénateurs a assuré avoir déjà écrit au acheteurs choisi par PwC pour tenter de conclure un partenariat.

Avec les renseignements de Philippe Bessette.