« Non au TGV » : Agriculteurs, syndicats, associations, groupes citoyens et élus manifestent contre le projet d’Alto

Camille Turgeon | 10 juin 2026

Des manifestants se sont réunis sur la colline du parlement entre 11 h 30 et 15 h 30 le 10 juin pour contester le projet de train à grande vitesse du gouvernement fédéral.

Plusieurs propriétaires de fermes, autant du Québec que de l’Ontario, qui vivent dans le corridor à l’étude, où le tracé du TGV doit éventuellement se préciser, craignent de se voir expropriés. Certains ont déjà reçu des lettres pour avoir accès à leur terrains.

« Un TGV, ce n’est pas une voie ferrée avec des passages à niveau, et les lumières clignotent et vous pouvez passer avec votre moissonneuse batteuse après. Un TGV, c’est un mur clôturé qui va couper des terres en deux. Ces gens-là ont raison d’être inquiets. Et ces gens-là ont surtout raison de vouloir être écoutés et de vouloir être entendus. »
Jean-Denis Garon, député du Bloc Québécois dans la circonscription de Mirabel.

Des élus de l’opposition à Ottawa ont aussi profité de cette manifestation pour dénoncer le projet de TGV.

C’est le cas de Pierre Poilievre, qui a réitéré son intention de se battre pour les fermiers et les communautés rurales et qui a dénoncé le projet de TGV, qui coûtera 90 milliards de dollars.

Jean-Denis Garon a également accusé le ministre des Transports, Steven MacKinnon, de vouloir faire des gains politiques en s’empressant de réaliser de grands projets.

Ce dernier a répliqué qu’il continuera d’agir avec une très grande sensibilité et un très grand respect pour le monde agricole. Il a affirmé que les consultations se poursuivront jusqu’à ce qu’un tracé précis puisse être établi.

Invité à réagir, Alto n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.

Aux dernières nouvelles, la construction du premier tronçon entre Ottawa et Montréal doit débuter en 2029.

Pancarte de manifestation portant un acrostiche avec TGV pour Très Grosse Vacherie.

Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.