Le Parti Québécois souhaite retirer la province du projet de TGV Alto
Camille Turgeon | 9 juin 2026
Advenant un gouvernement péquiste, le Parti Québécois investirait plutôt cet argent pour rattraper le déficit de maintien des actifs, qui s’élève à plus de 45 milliards de dollars.
Selon des estimations du Bloc québécois, le projet pourrait coûter jusqu’à 40 milliards de dollars aux contribuables québécois.
Toutefois, étant donné que le projet est entièrement financé par le gouvernement fédéral, cette sortie de Paul St-Pierre Plamondon a fait réagir certains ministres à Ottawa.
Pour Mélanie Joly, il est possible d’entretenir les infrastructures vétustes et de mener à bien un projet d’envergure.
« On est capable de réaliser des grandes choses. On a un consortium qui est créé avec la Caisse de dépôt avec AtkinsRéalis, une grande compagnie canadienne puis, en plus, avec la SNCF, qui est une compagnie française. Là, là, on va le faire, puis on va bien le faire. »
Mélanie Joly, ministre de l’Industrie.
Steven MacKinnon, ministre des Transports, a réitéré son appui envers le train à grande vitesse, qu’il qualifie de projet du 21e siècle.
Il a précisé que le projet porteur, qui relie les quatre plus grandes villes du Québec et les grandes métropoles de l’Ontario, entraînera la création de 51 000 emplois et rehaussera le produit intérieur brut de 3,5 %.
Selon lui, le projet, qui touche 40 % de la population canadienne, est une épine dorsale de la mobilité au Québec.
Le dossier a également fait écho à l’Hôtel de Ville de Gatineau.
La mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, a affirmé que le TGV fait l’objet d’un appui majoritaire au sein du conseil municipal, et qu’il est logique d’aller de l’avant.
Le conseiller désigné de Gatineau Ensemble, Timmy Jutras, a manifesté sa déception face aux propos du chef péquiste, la trouvant dommage tant pour la région que pour le développement ferroviaire et économique du Canada de façon générale.
Il devrait déposer une nouvelle résolution pour réappuyer Alto et inviter le ministre responsable, Steven MacKinnon, à collaborer avec le monde agricole.