Les officiels de l’Outaouais empêchés d’arbitrer
Camille Turgeon | 30 avril 2026
Des officiels de la région se sont confiés sous le couvert de l’anonymat par peur de représailles. Ils se font menacer de ne plus se faire octroyer de parties à arbitrer ou même d’être expulsés s’ils arbitrent des matchs non fédérés.
La clause 1.3 du règlement administratif de Hockey Québec stipule que les officiels sur glace et hors glace ne peuvent pas participer à des événements non sanctionnés par Hockey Québec sous peine de suspension.
Bref, les officiels de Hockey Québec n’ont pas le droit d’abritrer dans le cadre de matchs qui ne sont pas organisés par la Fédération.
Donc, si, dans une semaine, un officiel reçoit deux matchs, même s’il dispose de temps libre pour arbitrer d’autres matchs, il n’a pas le droit de ce faire.
Si l’Outaouais semble l’appliquer à la lettre, selon des sources, ce n’est pas le cas dans plusieurs autres régions, ce qui cause beaucoup de frustration.
Il existe quelques exceptions, comme les parties de ligues d’adultes qui se déroulent le soir, puisqu’elles ont lieu à l’extérieur des heures réservées au hockey mineur.
Des officiels sont d’avis qu’arbitrer des matchs non fédérés ne devrait pas être un problème, puisqu’ils n’ont aucun lien avec les matchs fédérés.
Dans un échange de courriel entre un membre de Hockey Québec, un de Hockey Outaouais et une officielle, dont nous avons obtenu copie, on parle notamment d’une jeune arbitre qui ne pourrait pas atteindre un plus haut niveau si elle décide d’accepter des matchs d’une ligue non fédérée pendant la saison de Hockey Québec.
Par courriel, Hockey Québec mentionne qu’avec la Fédération, un officiel évolue dans un environnement encadré par des règles, des normes, des politiques et des exigences précises en matière de sécurité et de fonctionnement. À l’inverse, une activité non fédérée échappe à ce cadre.
Toutefois, dans la région, le Collège Universel joue dans une ligue dite non fédérée, où les officiels sont également soumis à des règlements, de l’encadrement. Les tournois et les arbitres sont assurés.
C’est Éric Di Tomasso qui a la charge de fournir des officiels sur glace et hors glace. Selon lui, Hockey Québec doit travailler de concert avec les ligues qui ne relèvent pas de l’organisme plutôt que s’y opposer.
Qui plus est, la plus grande disparité semble les salaires.
Chez Hockey Outaouais, le salaire dépend du niveau de jeu. Les officiels sous Éric Di Tomasso, quant à eux, ont un salaire fixe et plus élevé peu importe le niveau.
Or, selon des officiels, le salaire devrait être semblable, qu’ils travaillent au sein de la Fédération ou non.
Des avocats sont sur le dossier pour changer la formulation du règlement 1.3 et ainsi le clarifier.
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Avec les renseignements de Yanick St-Denis.