Transplant Québec atteint un sommet historique de dons d’organes en 2025

Camille Turgeon | 17 avril 2026

Même si le nombre de donneurs et de greffes a légèrement baissé en 2025, il s’agit de l’une des meilleures années de la dernière décennie pour Transplant Québec.

Dans les trois dernières années, le nombre de donneurs a augmenté de 40 %.

En 2025, 196 donneurs et 617 transplantations ont permis à 491 personnes de retrouver l’espoir. En Outaouais, on comptait cinq donneurs et 11 transplantations.

Néanmoins, malgré ces chiffres records, près de 900 Québécois et Québécoises attendent toujours une greffe, dont 24 personnes dans la région.

Sylvain Lavigne, directeur des soins infirmiers et du soutien aux établissements chez Transplant Québec, a expliqué que l’organisme travaille depuis longtemps sur plusieurs éléments pour instaurer des mesures qui serviront à déterminer les donneurs.

Désormais, tous les centres hospitaliers disposent de médecins coordonnateurs. Cette mesure est l’une de celles qui ont aidé à atteindre les chiffres records des trois dernières années.

À titre de référence, la région métropolitaine de Montréal domine avec 22 donneurs potentiels pour 100 000 habitants, suivie du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Mauricie–Centre-du-Québec.

À l’approche de la Semaine nationale du don d’organes et de tissus, Transplant Québec rappelle qu’un seul donneur peut sauver jusqu’à 8 vies.

Et il n’y a pas d’âge pour donner : le plus jeune donneur au Québec avait 48 heures, et le plus âgé, 92 ans.

Il est possible de faire connaître ses volontés de trois façons :

  • Signature de l’autocollant à l’endos de la carte d’assurance maladie;
  • Signature d’un formulaire de la Régie de l’assurance maladie du Québec au moment de renouveler la carte;
  • À l’aide d’un notaire, dans un testament ou un mandat de protection.

« C’est vraiment un beau geste qu’on peut faire aussi de son vivant. »

Si 92 % de la population québécoise se dit favorable au don d’organes, seulement quatre personnes sur dix ont officialisé leur consentement.

Avec les renseignements d’Amanda Moisan.