Les hôpitaux de Gatineau et de Hull classés parmi les 10 pires urgences au Québec
Camille Turgeon | 16 avril 2026
Selon le palmarès du Journal de Montréal, les patients gatinois passent en moyenne une journée complète sur une civière avant d’être pris en charge.
En moyenne, à l’Hôpital de Gatineau, l’attente grimpe à 24 heures et 1 minute. À l’Hôpital de Hull, ce n’est guère mieux avec 23 heures et 48 minutes.
Qui plus est, selon Action Santé Outaouais, ces chiffres seraient loin de révéler toute l’ampleur du problème.
Les statistiques d’attente aux urgences prennent seulement en compte les personnes qui demeurent sur les lieux jusqu’à leur prise en charge.
Ainsi, les personnes qui s’y présentent et qui attendent plusieurs heures avant de décider de quitter l’hôpital ne sont pas comptabilisées.
Si certains trouvent qu’ils n’ont d’autre choix que d’attendre, d’autres lancent un cri du cœur pour que ça change, surtout relativement aux problèmes de santé mentale.
Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais explique que la durée de séjour sur civière est influencée par le manque de lits disponibles sur les étages, la complexité croissante des patients ainsi que les défis persistants de main-d’œuvre.
Ces derniers sont particulièrement marqués en Outaouais.
Les compressions budgétaires liées à la réforme de Santé Québec ne feraient qu’aggraver la crise, d’après la coalition SOS Outaouais.
Santé Québec aurait mentionné ne plus suivre l’historique du financement passé puis avoir la capacité d’ajuster les montants dans les régions, ce qui ne serait pas le cas dans la région, selon le porte-parole de SOS Outaouais.
Et si Santé Québec aurait réduit les compressions budgétaires pour l’Outaouais, la région ne ferait tout de même pas de gains.
Au cours de la dernière année, le CISSSO dit avoir mis en place des mesures pour réduire l’attente :
- Amélioration de la fluidité hospitalière et de la planification des congés;
- Suivi serré des séjours et des admissions;
- Collaboration avec les directions cliniques pour optimiser l’utilisation des lits disponibles.
Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.