Une importante reconfiguration de la circulation requise pour le nouvel hôpital

Camille Turgeon | 22 avril 2026

On prévoit 5 000 déplacements de membres du personnel et 2 670 visites à l’hôpital chaque jour au futur Centre hospitalier universitaire de l’Outaouais, sur le site Asticou.

Pour éviter la congestion et garantir un accès rapide aux urgences, le gouvernement du Québec lance une étude d’opportunité.

On souhaite une circulation fluide et sécuritaire qui n’exige pas nécessairement une voiture pour s’y rendre.

Émilie Rachiele-Tremblay, codirectrice générale de MOBI-O, soutient que le gouvernement a choisi un site qui coûte peu cher à développer, mais qui coûtera extrêmement cher pour le rendre accessible par tous les moyens de transport.

Elle se demande qui récoltera la facture de la reconfiguration du secteur et s’inquiète que des services ailleurs dans la ville soient retirés pour des raisons financières.

Dans la carte ci-dessous, la zone en surbrillance rouge est celle qui sera touchée par la construction du nouvel hôpital.

En bleu foncé, ce sont les secteurs où des interventions sont déjà envisagées, et en bleu vif, les structures à l’étude.

Carte des interventions envisagées.

On vous avait déjà informé que le boulevard de la Cité-des-Jeunes devrait être élargi à quatre voies.

On apprend aujourd’hui que le boulevard Saint-Raymond pourrait également être réaménagé.

Il y a également des viaducs vieillissants à revoir, comme celui de l’autoroute 5, qui passe au-dessus du boulevard St-Joseph. Québec indique qu’il devra être remplacé au cours des prochaines années.

Quant à l’enjeu des transports en commun, Québec étudie l’aménagement d’une voie réservée aux autobus et considère même une connexion entre le Rapibus et le futur tramway.

Les pistes cyclables seront également examinées.

Il s’agit d’un chantier majeur qui exigera une étroite collaboration entre Québec et la Ville de Gatineau.

D’ailleurs, un comité d’experts du Ministère, de la Ville de Gatineau et de la STO vont conseiller et suivre l’étude. Ils participeront à six rencontres pour commenter les produits livrés.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.