Une famille dénonce le manque de soutien pour enfants autistes

Camille Turgeon | 15 juillet 2026

Le 12 juillet, un jeune Cantléen autiste de 13 ans, qui n’aurait pas pleinement conscience du danger, mais qui aimerait tester les limites, aurait quitté la maison sans que ses parents ne s’en aperçoivent immédiatement.

Les parents d’Elliot vivent dans une angoisse constante qu’un jour, ils retrouveront leurs fils décédé à la suite d’un accident.

Cette fugue aurait pu tourner au drame, alors que le jeune, seul à l’extérieur, aurait pu courir, traverser une rue sans regarder si des voitures circulaient ou se retrouver près de voitures.

Heureusement, il est sain et sauf. Des jeunes du quartier l’auraient aperçu et auraient eu le réflexe d’appeler les policiers, un geste que la famille tient d’ailleurs à souligner.

Si l’histoire se termine bien, la famille se sent abandonnée par les ressources censées l’aider à assurer sa sécurité.

Depuis plus de trois ans, la famille attendrait des services pour adapter son domicile, mais aucune compagnie ne voudrait prendre en charge le projet. Qui plus est, c’est elle qui doit effectuer les appels d’offres, qui resteraient d’ailleurs toujours sans réponse.

Il devient également plus difficile pour les parents d’installer un dispositif capable de rivaliser avec l’ingéniosité de leur fils, lui qui est capable de dévisser des loquets depuis qu’il est âgé de trois ans.

Les parents ont également tenté de trouver des solutions pour que leur fils soit en sécurité même à l’extérieur de la maison.

Puisqu’ils sont situés dans une côte descendante, ils ont demandé l’installation d’un dos d’âne ou de toute autre mesure qui permettrait de ralentir la circulation, mais rien n’aurait été fait.

Même si la résidence est située en zone scolaire, selon la mère d’Elliot, les personnes ne respecteraient pas la limite de vitesse établie à 30 km/h.

La Municipalité de Cantley a affirmé vouloir travailler avec la famille, mais a expliqué que les services techniques ne recommandent pas la mise en place d’un dos d’âne à cet endroit.

Le directeur général de Trait d’Union Outaouais fait écho au cri du coeur de la famille et soutient que toute la collectivité peut faire une différence pour aider les personnes autistes.

Avec les renseignements de Marika Gauthier.