Un recours collectif déposé contre l’Archidiocèse de Gatineau pour agressions sexuelles

Camille Turgeon | 10 avril 2026

Déposé le 27 mars dernier, le recours concerne des faits qui se seraient produits dans les années 1960 et 1970 par l’abbé Édouard Townsend et l’abbé Marcel Massie.

Plusieurs victimes alléguées auraient déjà rejoint l’Action collective en dommages-intérêts compensatoires et punitifs, dont deux hommes qui auraient été abusés par deux abbés de la région alors qu’ils étaient âgés de 10 et 14 ans.

L’un, alors qu’il était servant de messe à l’église Saint-François-de-Sales, aurait été attouché et sodomisé par l’abbé Édouard Townsend ainsi que forcé à lui faire des fellations, entre autres.

Selon le prêtre, c’était la volonté « du bon Dieu ».

L’autre garçon aurait été attouché à Saint-André-Avellin par l’abbé Marcel Massie, qui était l’aumônier du Club des 4-H, où il séjournait.

Selon l’action collective, l’église aurait été informée de ces sévices, mais les auraient ignorés; même que l’abbé Massie aurait été promu vicaire par la suite et que l’abbé Townsend aurait été permis de rester seul avec des enfants.

Ce dernier aurait récidivé, selon la demande d’action collective.

Par communiqué, Mgr Paul-André Durocher de l’Archidiocèse de Gatineau affirme prendre « très au sérieux toute allégation d’abus ».

« Nous reconnaissons la souffrance réelle et durable que de tels gestes peuvent causer, et nous demeurons profondément solidaires des personnes qui en ont été victimes. »
Mgr Paul-André Durocher, archevêque de l’Archidiocèse de Gatineau.

L’Archidiocèse indique qu’il entend collaborer pleinement et de bonne foi au processus judiciaire afin que la vérité puisse être établie.

Il soutient avoir mis en place, depuis plusieurs années déjà, des mesures pour empêcher les abus dans les milieux paroissiaux.

L’Archidiocèse invite également les présumées victimes qui ne souhaitent pas s’impliquer dans l’action collective à lui signaler les situations problématiques directement.

L’archevêque a refusé notre demande d’entrevue, tout comme les avocats derrière la démarche, qui n’étaient pas disponibles aujourd’hui.

Les montants réclamés restent à être confirmés.

Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.