Un 5 $ pour jouer au pickleball qui fait jaser
Camille Turgeon | 9 juin 2026
La Ville de Gatineau ne dispose que de six terrains extérieurs exclusifs au pickleball, situés au parc Pierre-Laporte. Si l’accès était gratuit en tout temps auparavant, désormais, de 9 h à 12 h du lundi au vendredi, les joueurs doivent payer cinq dollars chaque fois qu’ils s’y rendent.
Ce changement découle du fait que cette plage horaire n’est plus accessible à monsieur et madame Tout-le-Monde, mais bien destinée aux membres invités de l’Association régionale de pickleball de l’Outaouais (ARPO).
« Aujourd’hui, c’est un groupe 3,5 avancé et ils ont été invités. On a un groupe de 93 personnes, je choisis 40 personnes par semaine pour venir jouer. »
Simon Dumas, administrateur du conseil d’administration de l’ARPO.
L’ARPO doit maintenant payer un montant de 10 000 $ à la Ville pour réserver la plage horaire tout l’été.
Pour contester cette décision de la Ville, une pétition, signée par plus de 100 personnes, principalement des joueurs de pickleball visés par le changement, sera remise au conseil municipal du 9 juin.
Néanmoins, Luc Chénier, le conseiller du secteur, se pose des questions sur la façon de faire à la fois de la Ville et de l’ARPO, notamment la raison pour laquelle la Ville de Gatineau est capable d’octroyer un tel contrôle sur ses terrains à une association.
Ce qui le dérange encore plus, toutefois, c’est le fait que des membres de l’ARPO qui ne sont pas des Gatinois, donc qui ne paient pas de taxes, pourront profiter des terrains en priorité sur les Gatinois dans leur propre ville.
Le nombre de terrains exclusifs au pickleball est également un aspect soulevé.
À Valleyfield, 20 terrains sont à la disposition d’une population d’environ 50 000 personnes. Quatre terrains ont été construits à Messines, municipalité qui ne compte que 1 600 personnes.
Avec les renseignements de Yanick St-Denis.