Série de mesures pour soutenir l’industrie forestière

Camille Turgeon | 25 février 2026

Le gouvernement du Québec veut donner un peu d’oxygène à l’industrie, qui traverse une période épineuse en raison des tarifs douaniers imposés par l’administration Trump.

Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts propose plusieurs changements pour améliorer la compétitivité du secteur et éviter d’autres fermetures d’usines.

C’est le cas notamment de la scierie à Maniwaki, qui a dû fermer en octobre dernier.

Le gouvernement fédéral contribuera également à refaire fleurir l’industrie : il injectera 500 millions de dollars pour moderniser le secteur, notamment au moyen de programmes qui aideront les entreprises à innover et diversifier leur production.

Pour plusieurs, l’objectif premier est tout de même survivre.

Élimination d’une taxe annuelle

Payée depuis 2013, l’abolition de cette taxe permettra aux scieries de conserver davantage d’argent dans leurs coffres. De plus, les coûts d’approvisionnement seront désormais comparables à ceux de l’Ontario.

Ajustement plus fréquent du prix du bois vendu

Le gouvernement ajustera le prix en fonction de la situation économique. Ainsi, les entreprises paieront moins cher lorsque les temps sont plus difficiles.

Révision du système d’enchères

Le système actuel pour acheter du bois sera presque complètement aboli.

Selon la Centrale des syndicats démocratiques, ce sont de bonnes mesures à court terme, mais il reste du boulot à faire pour aider l’industrie, qui est encore très fragile.

Parmi les recommandations sont la modification du code du bâtiment pour permettre plus de constructions en bois, l’innovation accrue de la deuxième et troisième transformation du bois et l’utilisation plus judicieuse des résidus de la ressource.

On suggère également d’avoir des entreprises plus intégrées et de définir une politique industrielle.

Entre les branches, on entend qu’il y aurait une réouverture temporaire prévue de la scierie à Maniwaki, possiblement au mois d’avril.

« On pense qu’encore une fois, c’est pour conserver les droits sur la garantie d’approvisionnement. »
Daniel Cloutier, Directeur québécois, Syndicat Unifor

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau, sent que le ministre des Ressources naturelles et des Forêts est à l’écoute. Sauf que selon elle, ces mesures aideront l’industrie au nord, mais pas celle en Outaouais.

Elle rencontrera le gouvernement du Québec en mars pour maintenir la pression et lui présenter des projets pilotes qui aideront à surmonter cette crise forestière.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.