Séjour fatal d’une fillette à l’Hôpital de Gatineau : la mère témoigne d’un manque d’humanité de l’équipe

Camille Turgeon | 23 mars 2026

Chloé, 4 ans, a perdu la vie à la suite d’une crise d’asthme le 13 mars au soir. Sa mère s’est armée de courage pour raconter les événements et dénoncer la négligence et le manque d’humanité du personnel de l’Hôpital de Gatineau.

Depuis le mois de janvier, la fillette souffrait de crises d’asthme répétées.

Lorsque Chloé est arrivée à l’urgence de Gatineau, elle avait beaucoup de difficulté à respirer. Elle et sa mère, Alexandra Desjardins-Gunville, auraient attendu longtemps avant que l’équipe médicale intervienne.

Sa mère aurait dû administrer elle-même plusieurs doses de pompes de ventolin à sa fille alors qu’elle répéterait sans cesse que Chloé avait besoin d’être vue par un inhalothérapeute.

Plusieurs membres du personnel seraient venus prendre le pouls de la situation, sans réaliser, selon la mère, l’ampleur de la situation.

La petite aurait affirmé être en douleur.

La mère soutient qu’il n’est pas question de manque de temps, de pénurie de personnel ou de système de santé affaibli, mais bien d’un manque d’humanité et de négligence.

« C’est moi qui a sorti – c’est moi qui sort avec un enfant dans un sac. »
Alexandra Desjardins-Gunville.

Car elle raconte que le personnel de l’Hôpital de Gatineau, ce soir-là, ne l’aurait pas prise au sérieux jusqu’à ce que Chloé se soit effondrée quelques heures plus tard : elle était en arrêt cardio-respiratoire.

L’équipe se serait empressée de la transférer au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO).

Malheureusement, Chloé a perdu la vie.

Chloé et sa mère, à l’hôpital.

Depuis le drame, la famille dit n’avoir reçu aucun suivi de l’hôpital.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) offre ses plus sincères condoléances à la famille. Il prend la situation très au sérieux et procède à une analyse rigoureuse des événements.

Toutefois, par respect pour la famille et en raison d’obligations liées à la confidentialité, il ne peut commenter davantage.

Le dossier est maintenant entre les mains du coroner. La mère pourrait aussi entamer des poursuites.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.