Se déplacer relève du défi en Outaouais
Camille Turgeon | 8 janvier 2026
Les autobus sont en retard, sont bondés ou ne passent simplement pas.
Un usager de la STO raconte que son autobus ne passe pas deux fois par semaine. Par conséquent, il arrive en retard à des examens et à des cours. Sinon, il remarque que les autobus sont mal attribués : une ligne peu empruntée sera desservie par un autobus double tard le soir, mais la ligne 400, en pleine heure de pointe, sera desservie par un autobus régulier. Parfois, les usagers ne peuvent pas y embarquer.
La STO explique qu’elle a réussi à réduire de façon marquée les annulations de service en 2025, notamment grâce à l’embauche de chauffeurs, mais admet que la ponctualité demeure un enjeu en raison de la congestion routière. Pour résoudre ce problème, il serait possible de réviser des parcours et de remanier les horaires.
Malheureusement, le manque de fiabilité a poussé des personnes à acheter une voiture. Un autre obstacle au transport en commun demeure le coût, notamment lorsqu’il vient à payer des passages uniques. Le prix d’un paysage payé au moment de monter dans l’autobus est désormais de 4,75 $. Ce montant baisse de près d’un dollar lorsqu’un usager paye avec sa carte Multi.
La STO offre tout de même d’excellents forfaits. Ses tarifs pour les aînés sont parmi les meilleurs au Québec. La carte Multi Jeunesse, offerte aux jeunes de 12 à 17 ans et valide tout au long du secondaire, permet aux jeunes de se déplacer librement après 17 h les jours de classe et en tout temps les fins de semaine, les jours fériés et les congés scolaires. La STO dispose également du premier programme ÉCHO, offert aux personnes à faible revenu.
Le conseiller municipal Timmy Jutras croit que la STO doit revoir sa gestion, alors que la Ville investit près de 100 millions de dollars par année dans le transport en commun.
Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.