Projet de loi 74 : Inquiétudes à l’UQO face à la réduction des étudiants internationaux
Catherine Fortin | 22 octobre 2024
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Le gouvernement du Québec a récemment déposé le projet de loi 74, visant à encadrer et limiter le nombre d’étudiants internationaux dans la province, suscitant de vives préoccupations à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).
Murielle Laberge, rectrice de l’UQO, préoccupée par l’impact potentiel de ce projet de loi, a exprimé son opposition à ce qu’elle considère comme une atteinte à l’autonomie des universités.
Le projet de loi permettrait au gouvernement, dès 2025, de fixer par décret des quotas d’étudiants étrangers selon plusieurs critères : le type d’institution, la région, le nombre total d’étudiants et le niveau d’études.
De grâce, est-ce qu’on peut nous laisser notre autonomie universitaire ?
Murielle Laberge, rectrice de l’Université du Québec en Outaouais
Elle a souligné que l’université a toujours géré ses capacités d’accueil de manière responsable, et que freiner l’arrivée d’étudiants internationaux pourrait avoir des répercussions non seulement sur l’université, mais aussi sur la région de l’Outaouais, où ces étudiants contribuent significativement à l’économie locale et au dynamisme culturel.
Les premières décisions liées à cette nouvelle réglementation devraient être prises au début de 2025, avec des changements prévus pour l’automne de la même année. Les établissements comme l’UQO espèrent que ces mesures ne freineront pas leur développement.