Procès de deux Gatinois pour agression sexuelle
Camille Turgeon | 16 février 2026
Le procès du restaurateur Joey Therrien-Rivers et de l’avocat Hugo Petit s’est ouvert le 16 février au Palais de justice de Gatineau. Il doit durer deux semaines. Cet article sera régulièrement mis à jour au fur et à mesure que le procès se déroule.
Lundi 16 février
Les deux trentenaires font l’objet de chefs d’accusation d’agression sexuelle avec la participation d’une autre personne qui aurait eu lieu le 22 juin 2023.
Joey Therrien-Rivers était propriétaire des restaurants Le Foubrac, le Sans Façon et le Meech & Munch.
Hugo Petit était avocat inscrit au Barreau du Québec.
La présumée victime a été la première à livrer sa version des faits. Une ordonnance de non-publication empêche le dévoilement de son identité afin de la protéger.
Dans un témoignage très émotif, elle raconte qu’elle aurait été droguée alors qu’elle passait une soirée arrosée en présence des deux accusés et d’une amie dans un resto-bar. La soirée se serait poursuivie en présence de ces mêmes personnes dans le condo de Therrien-Rivers.
Au condo, la témoin explique qu’elle ne se sentait plus très bien et s’était mise à vomir à quelques reprises. Elle avait même perdu la mémoire par moments, mais se rappelle s’être couchée seule.
À son réveil, elle aurait constaté qu’elle était maintenant complètement nue, et que les deux accusés qui se trouvaient aussi dans le lit venaient de l’agresser sexuellement, selon elle, également en présence d’une autre personne.
La témoin a également expliqué avoir finalement eu un souvenir de la scène obscène qu’elle a décrite peu de temps après, puis est allée porter plainte à la police.
Pendant son témoignage, les deux accusés étaient présents physiquement dans la salle, assis à une table derrière un paravent afin de permettre à la témoin d’être à l’abri de leurs regards.
Les deux accusés ont pris des notes avec des stylos, des surligneurs, pratiquement sans arrêt tout au long de l’interrogatoire et du contre-interrogatoire de cette première témoin.
Le contre-interrogatoire se poursuivra demain, le 17 février. D’ailleurs, la défense a déjà commencé à requestionner et à passer au peigne fin chacune des affirmations de la témoin en lui demandant des détails précis.


Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.