Procès de deux hommes de l’Outaouais pour agression sexuelle
Camille Turgeon | 16 février 2026
Le procès du restaurateur Joey Therrien-Rivers et de l’avocat Hugo Petit s’est ouvert le 16 février au Palais de justice de Gatineau. Il doit durer deux semaines. Cet article sera régulièrement mis à jour au fur et à mesure que le procès se déroule.
Mardi 17 février
La présumée victime a de nouveau été appelée à la barre ce matin pour un contre-interrogatoire. Tout comme hier, la plaignante a été longuement questionnée par l’avocate de la défense.
Une vingtaine de personnes étaient présentes dans la salle d’audience.
On lui a notamment présenté des photos afin de vérifier si elle reconnaissait l’appartement dans lequel les événements se seraient déroulés le soir du 22 juin 2023.
L’avocate est revenue sur des éléments soulevés lors de la première entrevue policière, mais aussi de l’enquête préliminaire, qui s’est tenue environ un an et demi après les événements.
Lors d’une remise de photos à la poursuite, le vendredi 13 février, une information serait ressortie : une autre femme aurait confié à la plaignante qu’elle aurait, elle aussi, été agressée ce même soir du 22 juin 2023 dans l’appartement.
La défense a tenté de faire ressortir certaines discordances entre les différentes déclarations.
La plaignante était visiblement émotive et a quitté la salle d’audience en pleurs.
Karol-Ann Scott : Deuxième journée chargée dans le procès d’un restaurateur et d’un avocat, alors que la plaignante a été longuement contre-interrogée. Joey Therrien-Rivers et Hugo Petit font face à des accusations d’agression sexuelle. Kémilia Laliberté a assisté à la suite de l’audience au Palais de justice de Gatineau.
Kémilia Laliberté : Une vingtaine de personnes étaient présentes dans la salle d’audience, ce mardi, pour la deuxième journée du procès de Joey Therrien-Rivers et d’Hugo Petit.
Les deux hommes dans la trentaine qui sont accusés d’agression sexuelle avec la participation d’une autre personne.
La journée a surtout été marquée par le contre-interrogatoire de la plaignante. Pendant plusieurs heures, les avocats de la défense l’ont questionnée en détail.
On lui a notamment montré des photos pour voir si elle reconnaissait l’appartement où les événements se seraient produits dans la soirée du 22 juin 2023.
La plaignante affirme avoir été agressée sexuellement lors d’une relation impliquant quatre personnes, après une soirée passée au restaurant Le Sans-Façon, dont Monsieur Therrien-Rivers était propriétaire à l’époque.
La défense a tenté de soulever certaines contradictions dans ses déclarations, notamment sur la quantité d’alcool qu’elle aurait consommée et certains trous de mémoire qu’elle dit avoir eus.
Autre élément soulevé en cour vendredi dernier, lors d’une remise de photos à la poursuite, une information serait ressortie : une autre femme aurait confié à la plaignante qu’elle aurait, elle aussi, été agressée ce même soir du 22 juin 2023 dans l’appartement.
Visiblement émotive, la présumée victime a versé des larmes alors qu’elle était questionnée.
Ce procès doit se poursuivre pour les deux prochaines semaines.
Kémilia Laliberté, RNC Nouvelles, au Palais de justice de Gatineau.
Lundi 16 février
Les deux trentenaires font l’objet de chefs d’accusation d’agression sexuelle avec la participation d’une autre personne qui aurait eu lieu le 22 juin 2023.
Joey Therrien-Rivers était propriétaire des restaurants Le Foubrac, le Sans Façon et le Meech & Munch.
Hugo Petit était avocat inscrit au Barreau du Québec.
La présumée victime a été la première à livrer sa version des faits. Une ordonnance de non-publication empêche le dévoilement de son identité afin de la protéger.
Dans un témoignage très émotif, elle raconte qu’elle aurait été droguée alors qu’elle passait une soirée arrosée en présence des deux accusés et d’une amie dans un resto-bar. La soirée se serait poursuivie en présence de ces mêmes personnes dans le condo de Therrien-Rivers.
Au condo, la témoin explique qu’elle ne se sentait plus très bien et s’était mise à vomir à quelques reprises. Elle avait même perdu la mémoire par moments, mais se rappelle s’être couchée seule.
À son réveil, elle aurait constaté qu’elle était maintenant complètement nue, et que les deux accusés qui se trouvaient aussi dans le lit venaient de l’agresser sexuellement, selon elle, également en présence d’une autre personne.
La témoin a également expliqué avoir finalement eu un souvenir de la scène obscène qu’elle a décrite peu de temps après, puis est allée porter plainte à la police.
Pendant son témoignage, les deux accusés étaient présents physiquement dans la salle, assis à une table derrière un paravent afin de permettre à la témoin d’être à l’abri de leurs regards.
Les deux accusés ont pris des notes avec des stylos, des surligneurs, pratiquement sans arrêt tout au long de l’interrogatoire et du contre-interrogatoire de cette première témoin.
Le contre-interrogatoire se poursuivra demain, le 17 février. D’ailleurs, la défense a déjà commencé à requestionner et à passer au peigne fin chacune des affirmations de la témoin en lui demandant des détails précis.


Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.