Près de 800 postes supprimés dans le réseau de la santé

TVA Gatineau | 13 mars 2025

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Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a annoncé la suppression de près de 800 postes afin de respecter les demandes du gouvernement du Québec en matière de réduction des dépenses.

La province avait exigé que la région coupe 90 millions de dollars d’ici la fin du mois de mars.

Alors que les urgences sont déjà surchargées, le PDG du CISSSO a qualifié cette journée de l’une des plus difficiles depuis son entrée en poste.

Il a assuré que bien que cette mesure n’améliore pas les services, elle ne devrait pas non plus les détériorer. Selon lui, cette rationalisation était nécessaire après la création de nombreux postes durant la pandémie, sans réévaluation des besoins par la suite.

Pour les syndicats, il est impensable de maintenir le même niveau de service avec 784 postes en moins. Ils dénoncent particulièrement les coupes dans les soins à domicile et la santé mentale, qui figuraient pourtant parmi les priorités gouvernementales récentes.

Parmi les postes supprimés :

    • Plus de 600 étaient déjà vacants,
    • 79 étaient des affectations temporaires,
    • 25 concernaient le personnel cadre,
    • 102 étaient des postes permanents.
  • Les syndicats s’inquiètent surtout des suppressions touchant directement le personnel soignant, comme les infirmières, les préposés aux bénéficiaires et les psychologues. Selon eux, l’administration est moins affectée par ces réductions, ce qui soulève des questions sur les priorités du gouvernement.

Le CISSSO a déjà atteint environ les deux tiers de son objectif de réduction budgétaire, mais il lui reste encore 30 millions de dollars à couper d’ici la fin du mois de mars. Les dirigeants ignorent encore quelles mesures seront prises pour atteindre cette cible.

Malgré les assurances du gouvernement, plusieurs acteurs du milieu de la santé, dont le groupe SOS Outaouais, estiment que ces compressions fragilisent encore davantage le système public et encouragent un recours accru aux services privés, ce qui pourrait nuire à l’accessibilité des soins pour les patients les plus vulnérables.

Avec les informations de Philippe Bessette