Premier féminicide à Gatineau, 10e au Québec : les acteurs du milieu réclament davantage de mesures pour les prévenir

Camille Turgeon | 7 mai 2026

La tendance est inquiétante, puisque déjà 10 femmes ont été tuées au Québec en date du 7 mai 2026.

La tragédie du 5 mai met de nouveau en lumière le manque de ressources pour les femmes victimes de violence et l’importance vitale des maisons d’hébergement.

Les événements : Meurtre suivi de suicide à Gatineau.

Si l’Outaouais compte désormais huit maisons d’hébergement, avec le déploiement de la Maison d’INGRID, des acteurs du milieu soutiennent que ce n’est pas assez : il en faudrait au moins deux autres afin d’offrir de l’aide à toutes les femmes au moment qu’elles en ont besoin.

En effet, ces huit maisons d’aide et d’hébergement se voient obligées de refuser 3 000 femmes et enfants chaque année par manque de ressources.

Ce féminicide a eu une onde de choc partout à travers le Québec.

La mairesse de Gatineau dit être bouleversée par cette tragédie, elle qui dit vouloir être une alliée des femmes victimes de violence.

Elle a mentionné que la société, collectivement, se doit d’effectuer une réflexion sur la manière dont on accompagne les femmes et leur fournit des ressources pour dénoncer les violences qu’elles subissent.

De son côté, la première ministre désignée, Christine Fréchette, a affirmé que son gouvernement agit pour mieux prévenir ce genre de drame et protéger les victimes, mais a reconnu qu’il faut aller encore plus loin. 

Depuis son entrée en fonction, Christine Fréchette promet de faire adopter la loi Gabie Renaud, qui permettrait aux femmes de savoir si leur partenaire a des antécédents de violence.

D’ailleurs, le Service de police de la ville de Gatineau a confirmé l’identité de la victime et du présumé meurtrier : il s’agit de Mme Shannon Jean Hickey, 30 ans, et de M. Tien Quan Vu, 34 ans, respectivement. Aucun autre détail ne sera divulgué sur les événements.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.