- Santé
- Pompe à insuline : une iniquité dénoncée par les personnes atteintes de diabète, Diabète Québec et 16 municipalités
Pompe à insuline : une iniquité dénoncée par les personnes atteintes de diabète, Diabète Québec et 16 municipalités
Camille Turgeon | 9 septembre 2026
Au Québec, l’âge auquel on reçoit un diagnostic de diabète de type 1 peut faire toute la différence : avant 18 ans, la pompe à insuline est couverte par le gouvernement; après 18 ans, il faut la payer de sa poche.
La pompe à insuline est un appareil portatif qui permet d’administrer de l’insuline en continu. Elle permet de réduire le nombre d’injections et d’alléger une partie de la charge mentale liée à la gestion de la maladie.
De plus, ce traitement médical diminue les chances de complications à long terme et augmente l’espérence de vie.

L’accès à cette technologie est très difficile pour les personnes dont les coûts ne sont pas couverts par le gouvernement : sans compter les fournitures, qui coûtent entre 300 $ et 400 $ par mois, la pompe à elle-seule coûte 7 000 $ et doit être remplacée à tous les cinq ans.
Ainsi, plusieurs adultes ne peuvent pas se permettre cette pompe.
« On a la même maladie, on a les mêmes besoins cliniques, on a les mêmes complications possibles à long terme; on n’a pas accès au même traitement. Et tout ça pour une question d’âge ou d’années de diagnostic. C’est absolument inéquitable. C’est un non-sens. »
Maude St-Amour, atteinte de diabète de type 1.
Des experts et des scientifiques de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux recommandent pourtant d’élargir l’accès aux pompes à insuline aux adultes.
Si le gouvernement maintient le statu quo en invoquant notamment les coûts du programme, Diabète Québec soutient que les personnes atteintes de diabète qui n’ont pas un contrôle optimal de la maladie consomment davantage de soins de santé et vivent davantage de complications, comme des infections aux reins et de l’hyperglycémie.
« Ne pas la rembourser a un coût aussi. »
Valérie Savard, directrice des services professionnels de Diabète Québec.
La demande de Diabète Québec est assez simple : mettre fin à la discrimination selon l’âge pour le remboursement de la pompe à insuline.
En ce sens, une pétition ayant recueilli plus de 11 000 signatures a relancé le débat au printemps dernier.
Seize municipalités, dont L’Ange-Gardien, Duhamel, Chénéville, Thurso, Fassett et la MRC des Collines-de-l’Outaouais, demandent toujours au gouvernement d’élargir la couverture.
Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.