Modification du réglement pour l’arrosage
TVA Gatineau | 19 mars 2025
This content is currently unavailable
error on HTML5 media element
La Ville de Gatineau durcit sa réglementation sur l’arrosage extérieur dans le but de réduire la consommation d’eau potable de 20 % à l’échelle provinciale.
Désormais, l’arrosage manuel reste permis tous les jours, sauf les lundis, comme c’était déjà le cas. Toutefois, l’arrosage mécanique est maintenant limité à deux heures par jour, deux jours par semaine, sans minuterie. L’arrosage automatique, quant à lui, est restreint à un jour par semaine, de 3 h à 5 h du matin.
Les horaires varient selon l’adresse des citoyens :
- Pour les chiffres pairs, l’arrosage mécanique est autorisé les mardis et vendredis de 20 h à 22 h, et l’automatique seulement le mardi matin.
- Pour les chiffres impairs, il est permis les mercredis et dimanches aux mêmes heures, avec un arrosage automatique le mercredi matin.
Des permis spéciaux pourront toutefois être accordés pour l’entretien de nouvelles pelouses ou plantations.
Ces restrictions divisent. Certains, comme le conseiller Marc Bureau, appuient la mesure, tandis que d’autres, notamment Mario Aubé, s’inquiètent de l’impact sur certains citoyens, en particulier ceux qui ne peuvent se permettre un système d’arrosage automatique ou qui travaillent de nuit.
Quand c’est la nuit, puis qu’il y a un arrosage automatique, le pic est très grand. On peut voir une très grande différence.
Marc Bureau, Conseiller municipal, District du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond
Ce n’est pas tout le monde qui peut se payer un système automatique sous-terre et c’est des gens qui travaillent le soir. Je pense aux policiers, pompiers, infirmières ou autres sur des quarts de travail de nuits et les gens aiment ça avoir des gazons verts.
Mario Aubé, Conseiller municipal, District de Masson-Angers
La Ville espère que la collaboration des citoyens permettra d’atteindre les objectifs fixés, mais le débat entre la protection de l’environnement et le confort personnel risque de se poursuivre.
Avec les informations de Camille Guindon