Mobilisation de parents devant la garderie non subventionnée Ami Câlin
Camille Turgeon | 6 mars 2026
Le matin du 6 mars, une cinquantaine de parents réclament un tarif unique dans le réseau.
La propriétaire a organisé la mobilisation avec les parents tout en gardant la garderie ouverte.
Il ne s’agissait donc pas d’une grève, mais d’une marche pour interpeller le gouvernement.
Les parents demandent un tarif unique à 9,65 $ par jour et une augmentation du retour anticipé pour les frais de garde.
En effet, l’augmentation du salaire des éducatrices dans les garderies subventionnées a entraîné une hausse du salaire des éducatrices de garderies non subventionnées.
Les frais de garderie, tant celles subventionnées que non subventionnées, ont donc augmenté, mais le retour anticipé des parents n’a pas été ajusté.
Ainsi, un énorme écart s’est creusé : les parents dont les enfants fréquentent des garderies non subventionnées peuvent payer 30 $ par jour, après crédit d’impôt selon le revenu, comparativement à 9,65 $ par jour.
Sans crédit d’impôt, le montant peut atteindre les 90 dollars par jour.
Une pétition de plus de 30 000 signatures sera déposée à l’Assemblée nationale.
Quelques statistiques
Les places sont limitées en garderies subventionnées. Selon le gouvernement du Québec, au 31 décembre 2025, 312 349 places étaient disponibles dans l’ensemble du réseau, dont 57 629 places en garderies non subventionnées.
Néanmoins, le nombre d’enfants en attente dont l’accès à une place était souhaitée avant le 31 mai 2025 s’élève à 30 688 enfants, en plus de 41 929 enfants en attente qui souhaitent commencer à fréquenter une garderie après le 31 mai 2025.
L’Outaouais offre 15 177 places dans son réseau, dont 2 030 non subventionnées. 1 975 enfants étaient en attente en date du 31 mai 2025.
Même si 91 % des parents cherchent d’abord une place en garderie, et 74 %, un CPE, certains parents n’ont pas le choix d’envoyer leurs enfants dans des garderies non subventionnées; certains ménages prennent la décision d’avoir un parent à la maison à temps plein.
En effet, selon Statistique Canada, en 2015 au Québec, il y avait approximativement 45 000 mères au foyer avec un enfant de moins de 16 ans, comparativement à environ 5 800 pères au foyer.

Avec les renseignements d’Amanda Moisan.