Le sel de voirie dévastateur pour les lacs et rivières
Camille Turgeon | 5 février 2026
D’après des tests réalisés depuis 2019, les niveaux de toxicité dans l’eau dépassent les seuils sécuritaires en hiver.
En Outaouais, plus de 45 000 tonnes de sel sont déversées chaque hiver par le ministère des Transports pour déglacer nos routes.
Or, le sel de voirie contient des chlorures qui sont toxiques pour l’eau douce.
Éventuellement, le sel se retrouve dans nos ruisseaux, nos rivières, puis dans nos lacs, ce qui entraîne des répercussions sur les organismes qui y habitent et les personnes qui consomment l’eau qui en proviennent, soit les citoyens de Gatineau.
Le ministère des Transports affirme en être conscient, mais explique que le sel est indispensable pour assurer la sécurité des automobilistes, surtout étant donné l’hiver québécois rigoureux.
Il tient tout de même à rassurer qu’il limite le plus possible l’épandage de sel de déglaçage près de tout cours d’eau, comme les rivières et les nappes phréatiques.
Néanmoins, en période très froide, l’efficacité du sel diminue considérablement. C’est alors que le ministère épand des abrasifs. Ceux-ci n’ont pas la capacité de faire fondre la neige ou la glace, comme le sel; leur but premier est d’offrir une adhérence pour les pneus.
Depuis l’hiver dernier, la Ville de Gatineau teste des alternatives au sel dans cinq quartiers. L’objectif est de protéger les milieux naturels et de favoriser une meilleure qualité d’eau pour l’eau potable.
Si vous utilisez du sel à la maison, sachez que pour un stationnement de deux voitures, une tasse à café de sel suffit.
Fait intéressant : la majorité du sel qu’on étend sur nos routes vient des Îles-de-la-Madeleine, là où se trouve la seule mine de sel encore active au Québec.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.