Le PQ suscite de l’espoir chez les médecins de famille de l’Outaouais
Camille Turgeon | 9 octobre 2026
De passage dans la région, le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) a fait part de ses inquiétudes, notamment en lien avec la pénurie de main-d’oeuvre, le nerf de la guerre.
Les médecins de famille sont présents bien au-delà des cabinets : ils sont à l’urgence, à l’hôpital, en obstétrique et en CHSLD.
Selon le Dr Marc-Andre Amyot, président de la FMOQ, 100 postes de résidence en médecine de famille n’ont pas été comblés au Québec. En Outaouais, huit des seize postes doivent toujours être comblés.
À l’échelle du Québec, il manque actuellement 2 000 médecins de famille.
« M. St-Pierre Plamondon a dit durant la campagne électorale, ‘Je veux former 200 médecins de plus par année’. Alors oui, on est dans des solutions. On est dans une nouvelle base de discussion. »
Le Dr Marc-Andre Amyot.
La situation est particulièrement criante à Aylmer, où seulement une médecin de famille s’occupe de tous les soins à domicile, selon le président de l’Association des médecins de famille – Outaouais.
« C’est impossible pour elle de donner tous les services qui seraient requis par cette communauté-là. Ça va être très important que, l’an prochain, on soit dans un scénario différent. »
Le Dr Guillaume Charbonneau, président de l’Association des médecins de famille – Outaouais.
Tout ça, sans parler de la proximité de l’Outaouais avec l’Ontario qui accentue la pression sur le réseau de la santé.
Ainsi, le Dr Amyot souhaite mettre en oeuvre un mécanisme d’arbitrage, à l’instar d’autres provinces canadiennes.
On rappelle que 24 médecins et neuf spécialistes ont d’ailleurs quitté l’Outaouais en lien avec le projet de loi 2.
Avec les renseignements d’Amanda Moisan.