Le gouvernement Fréchette recule sur le projet de loi 20 en habitation
Camille Turgeon | 5 juin 2026
Le projet controversé, une solution proposée par Québec pour mieux représenter la population, prévoyait notamment de nouvelles règles d’admissibilité pour certains locataires de coopératives d’habitation.
Deux changements majeurs étaient prévus.
Le premier aurait pu forcer les personnes mieux nanties vivant des des coopératives ou des OBNL subventionnés à payer des compensations financières pour conserver leur logement.
Le deuxième aurait mené à la création d’un guichet unique d’accès aux logements abordables pour l’ensemble des demandeurs.
Au final, le recul est bien accueilli en Outaouais, où plusieurs organismes du milieu dénonçaient ces changements proposés par Québec.
« Le gouvernement se donnait le droit de décider qui allait vivre dans les coopératives d’habitation. Dans notre modèle, c’est important de pouvoir choisir qui va être notre voisin. On veut faire communauté avec nos voisins. C’est un projet de mixité sociale. »
Raphaël Déry, directeur général de la Fédération intercoopérative en habitation de l’Ouest du Québec.
Par contre, sans ce changement, le problème demeure : les loyers continuent d’augmenter plus rapidement que les revenus, et les listes d’attente continuent de s’allonger pour avoir accès à des logements sociaux ou abordables.
Selon François Roy, coordonnateur de Logemen’occupe, la solution passe par la construction davantage d’habitations à loyer modique.
Avec les renseignements de Marika Gauthier et de Philippe Bessette.