La violence envers les enseignants toujours présente

Camille Turgeon | 7 janvier 2026

Selon une consultation menée auprès de quelque 400 enseignants de la région, près de 73 % de ceux-ci disent avoir déjà été bousculés, notamment.

Des témoignages révèlent que des enseignantes et des enseignants ont été frappés, mordus jusqu’au sang ou encore victimes d’agressions.

Il s’agit une réalité de plus en plus lourde dans les écoles qui soulève de sérieuses questions sur la sécurité et les conditions de travail du personnel enseignant.

Nathalie Gauthier, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, explique que la violence vécue par les enseignantes et les enseignants dans les milieux a des répercussions sur leur santé psychologique. « […] Donc, on a beaucoup d’enseignants, d’enseignantes qui sont en détresse psychologique, qui se retrouvent en arrêt de travail et ça va jusqu’à la démission […]. »

Selon elle, le gouvernement fait la sourde oreille, notamment la nouvelle obligation sur le vouvoiement dans les écoles, qui serait de la poudre aux yeux. Elle soulève le fait que le vouvoiement n’empêchera pas un élève de lancer des objets, de mordre ou de cracher.

Elle avance que ce dont le système d’éducation a besoin, c’est du soutien. En raison des compressions budgétaires, les écoles disposent de moins de personnel de soutien, dont des techniciens en éducation spécialisée. Il faut également plus de classes spécialisées pour répondre aux divers besoins des élèves qui pourraient en bénéficier.

D’ailleurs, le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais travaille à mettre en place un mécanisme de proches aidants entre pairs pour aider les enseignantes et les enseignants à sortir de l’isolement et pour prévenir la détresse psychologique.