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La réduction des effectifs fauniques soulève des inquiétudes chez les élus de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau
Camille Turgeon | 3 juin 2026
Alors qu’on comptait autrefois 14 agents de protection de la faune à Maniwaki, ils ne sont aujourd’hui plus que deux. Pourtant, les cohortes seraient pleines et des personnes souhaitent travailler dans le domaine.
Selon les maires et mairesses de la MRC, deux agents ne suffisent aucunement pour assurer une surveillance adéquate d’un territoire de plus de 17 000 kilomètres carrés, en plus d’autres territoires qui ne sont plus desservis par un bureau ou par des effectifs de protection de la faune.
Même si aucune annonce officielle concernant la fermeture du bureau de la faune de Maniwaki n’a été faite, les élus municipaux se disent préoccupés par la situation.
Ce qui alimente les craintes davantage au sein des élus municipaux, c’est la fermeture du bureau de Campbell’s Bay en mars dernier, qui desservait la MRC de Pontiac, alors que le gouvernement aurait assuré de ne pas fermer ce bureau.
Cette situation est similaire à celle en Gaspésie, où des compressions comparables ont également été annoncées et où le bureau de Chandler, dont le bail devait être renouvelé, fermera finalement ses portes à l’été 2026.

Selon la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, les agents de protection de la faune sont essentiels pour protéger la population, en particulier dans les régions rurales, des ours, des renards atteints de la rage et d’autres dangers.
S’inspirant des démarches de la Gaspésie, Mme Lamarche souhaite faire parvenir des résolutions au gouvernement du Québec.
Elle espère également obtenir l’appui des grandes villes de la province.
Les municipalités de la Vallée-de-la-Gatineau attendent maintenant des réponses concrètes de Québec.
Avec les renseignements d’Emily Normand.