La présidente de la FIPEQ-CSQ en Outaouais pour prendre le pouls du terrain

Camille Turgeon | 24 avril 2026

Anne-Marie Bellerose s’arrêtera à Maniwaki aujourd’hui, le 24 avril, et à Gatineau demain, le 25 avril, pour tenter de trouver des solutions dans un réseau fragilisé.

Le réseau de la petite enfance est sous pression partout au Québec : pénurie de main-d’oeuvre, épuisements professionnels, compressions budgétaires.

Près d’une éducatrice sur deux quitte la profession après seulement deux ans.

Pendant la tournée, on souhaite recueillir les commentaires des personnes du milieu pour porter leur voix au gouvernement par la suite.

À l’approche des prochaines élections provinciales, la Fédération réclame des ajustements rapides, notamment en matière de rémunération.

Le coût de l’inflation a de grandes répercussions sur les travailleuses du milieu familial. Les éducatrices doivent payer les coûts d’opération et nourrir plusieurs enfants chaque jour.

Selon la Fédération, environ 6 % des postes sont actuellement vacants au Québec. Il faut donc travailler sur l’attraction et la rétention de main-d’oeuvre pour offrir les services, soutient la présidente.

Le milieu de la petite enfance vit une si grande pénurie de main-d’oeuvre que depuis janvier 2026, le gouvernement du Québec permet l’embauche de travailleurs étrangers sans faire d’enquêtes de marché.

Il arrive même que les parents reçoivent des appels les informant qu’ils ne pourront pas apporter leur enfant à la garderie par manque d’éducatrices.

La Fédération s’inquiète aussi de la place grandissante du privé alors que les besoins des familles restent importants. 

Elle demande au gouvernement de faire des choix plus stratégiques pour créer des places et mieux soutenir et valoriser les éducatrices. 

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, affiliée à la CSQ, représente 12 000 membres.

Avec les renseignements d’Amanda Moisan.