Guerre en Iran : des conséquences ressenties jusqu’en Outaouais
Camille Turgeon | 2 mars 2026
À la suite de frappes de missiles qui ont touché deux pétroliers le 28 février et le 1er mars, le détroit a presque fermé. En ce troisième jour de frappes en Iran, le détroit d’Ormuz, robinet du pétrole, serait maintenant fermé.
Le détroit d’Ormuz est un point de passage clé pour le transport mondial de pétrole. Situé entre l’Iran et l’Oman, adjacent aux Émirats Arabes Unis, il est d’une largeur d’environ 50 kilomètres et d’une profondeur d’au maximum 60 mètres.

Le détroit est parsemé de petites îles, dont trois en particulier qui offrent un point d’observation sur les côtes des pays avoisinants, comme les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le Bahreïn, l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Irak, l’Iran et Oman.
L’Iran possède le contrôle de ces îles depuis 1971.
Le détroit connecte les pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde. En 2024, approximativement 20 millions de barils de pétrole brut y circulaient quotidiennement, soit 20 % de la consommation mondiale de pétrole liquide, selon l’Agence américaine de l’Énergie.
En raison de la fermeture du détroit par l’Iran, les analystes anticipent une hausse du prix du pétrole de 5 % à 15 %.
On vous recommande donc de vous dépêcher à faire le plein, et à limiter et à planifier vos déplacements afin d’éviter une facture plus salée que d’habitude.