Grève à la CPE au Pays de Cornemuse

Camille Turgeon | 14 janvier 2026

Les travailleuses ont manifesté le 14 janvier devant leur établissement pour dénoncer l’impasse qui persiste dans les négociations de leur convention collective.

Au cœur du conflit : la volonté de l’employeur de modifier la clause sur les pauses payées, un droit reconnu à l’ensemble du personnel.

La proposition patronale veut limiter le droit aux pauses payées aux personnes qui travaillent plus de 6 heures, ce qui priverait certaines employées d’un avantage acquis, notamment celles qui offrent du soutien dans les groupes qui accueillent des enfants avec des défis particuliers.

Les éducatrices réclament aussi que des heures de planification et d’encadrement pédagogique soient clairement inscrites à la convention collective. Même si elles ont accepté un compromis d’une heure par mois, l’employeur exige en échange le retrait de grief en arbitrage, une condition jugée inacceptable de la part du syndicat.

La reconnaissance des années de service, notamment pour les employées comptant plus de 20 ans d’ancienneté, demeure également sans réponse claire.

« On enlève des services aux enfants parce qu’on ne s’entend pas à la table de négociation. Ce n’est pas normal que des éducatrices s’appauvrissent parce que notre employeur trouve que c’est trop de gestion alors que les subventions existent clés en main. »

Le mandat de grève a été adopté à 87 % lors d’un vote tenu à la fin du mois de septembre 2025. La convention collective est échue depuis le 31 mars 2024; les salaires sont donc gelés depuis près de trois ans, dans un contexte d’inflation.

Une autre journée de grève est prévue le 28 janvier si aucune entente n’est conclue à Gatineau.

Avec les renseignements d’Amanda Moisan.