Gatineau, l’une des villes où habiter les plus coûteuses au Québec

Camille Turgeon | 30 avril 2026

Il coûte plus cher vivre à Gatineau qu’à Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et même Montréal, dans certains cas.

L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a calculé le revenu viable dans sept villes du Québec.

Selon ses calculs, le revenu viable pour une personne seule à Gatineau est d’environ 43 500 $; c’est le deuxième montant le plus élevé des sept villes évaluées, dépassé seulement par Sept-Îles.

L’habitation est le principal responsable du coût de la vie à Gatineau, dont les prix sont tirés vers le haut en raison de sa proximité à Ottawa.

En moyenne, selon l’IRIS, une personne seule paye 20 745 $ de loyer par année, soit 1 728 $ par mois. Un appartement à une chambre (3 ½) à Gatineau coûte plus cher qu’un appartement à trois chambres (5 ½) à Sherbrooke, à Saguenay ou à Trois-Rivières.

Selon François Roy, coordonnateur de Logemen’occupe, il faut réinvestir dans le logement social plutôt que dans les programmes de logements dits abordables, puisque ceux-ci sont nettement inadmissibles pour les ménages à faibles et modestes revenus.

En plus du coût de l’habitation, le transport en commun est le plus dispendieux à Gatineau, où les citoyens paient en moyenne 117 $ par mois (2 015 $ par année), soit 20 $ de plus mensuellement que les six autres villes à l’étude.

Coût de subsistance d’une personne seule de sept villes au Québec.

MontréalQuébecGatineauSherbrookeSaguenayTrois-RivièresSept-Îles
Alimentation6 698 $6 245 $6 412 $6 180 $6 812 $6 329 $6 681 $
Logement18 412 $16 034 $20 475 $13 541 $11 274 $11 645 $12 513 $
Transport1 871 $1 865 $2 015 $1 721 $1 619 $1 589 $11 231 $
Vêtements1 270 $1 270 $1 270 $1 270 $1 270 $1 270 $1 270 $
Autres
nécessités
11 337 $10 142 $10 984 $10 141 $10 798 $10 458 $11 034 $
Soins de santé
non remboursés
1 996 $1 983 $2 068 $1 961 $1 947 $1 958 $2 051 $
Coût total pour
une année ou
revenu viable
41 585 $37 540 $43 494 $34 814 $33 721 $33 249 $44 780 $

Outre le transport en commun, Gatineau étant très étalée, il y a une forte dépendance à l’automibile. La hausse du prix de l’essence n’aide donc en rien le coût de la vie.

Ainsi, le recours aux banques alimentaires n’est plus réservé aux personnes qui reçoivent de l’aide sociale : 21 % des demandeurs alimentaires sont des travailleurs, et le nombre grimpe d’année en année, a expliqué Marie-Pier Chaput, directrice des communications chez Moisson Outaouais.

La demande a presque doublé en quatre ans. Chaque mois, 94 000 demandes d’aide alimentaire sont déposées à Moisson Outaouais.

Cette forte demande a d’ailleurs propulsé un projet d’agrandissement des installations de l’organisme.

Parallèlement, le salaire minimum augmentera le 1er mai de 16,10 $/h à 16,60 $/h au Québec.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.