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Élections provinciales | La municipalité de Low dénonce l’absence d’un débat des chefs en anglais
Camille Turgeon | 7 août 2026
Lors du dernier conseil, la municipalité de Low a voté à l’unanimité une résolution pour faire valoir son mécontentement face à cette nouvelle.
À Low, où vivent un peu plus de mille personnes, l’anglais demeure très présent dans les échanges du quotidien.
Selon le plus récent recensement de Statistique Canada datant de 2021, 575 résidents ont l’anglais comme première langue officielle parlée, soit 56,4 %. Parmi eux, 320 personnes, soit 31,4 %, déclarent parler uniquement l’anglais.
« Dans les dernières années, il y a eu des lois, des règlements qui ont été passés qui ont créé des schismes entre les communautés. »
Patrick Beaudry, maire de la municipalité de Low.
Pour les élus de Low, l’absence d’un débat en anglais représente une occasion manquée de permettre à une partie de la population de connaître les orientations des différents partis politiques avant le scrutin du 5 octobre prochain.
Absence d’un débat des chefs en anglais
Une invitation avait été lancée de tenir un débat en anglais.
Si le Parti conservateur du Québec et Québec solidaire avaient accepté d’y participer, le Parti libéral du Québec avait posé comme condition la présence des cinq principales formations politiques.
C’est qu’ainsi que le refus de la CAQ et du Parti Québécois d’y prendre part a mené à l’abandon d’un débat en anglais.
Dans la circonscription de Gatineau, qui comprend la municipalité de Low, seulement deux candidatures ont été annoncées jusqu’à maintenant.
Le candidat caquiste reconnaît que l’Outaouais est une région où le français et l’anglais sont couramment utilisés, mais rappelle que le français demeure la seule langue officielle du Québec.
Il affirme tout de même vouloir continuer d’aller à la rencontre de la communauté anglophone.
De son côté, le candidat libéral, qui se dit lui-même anglophone, affirme comprendre la déception ressentie par plusieurs Québécois d’expression anglaise.
Il soutient que son parti demeure ouvert à un débat en anglais et estime qu’un tel exercice contribuerait à la participation citoyenne et au bon fonctionnement démocratique.
Avec les renseignements de Marika Gauthier.