Élections provinciales | Front commun des syndicats de l’éducation pour dénoncer la situation dans les écoles de l’Outaouais

Camille Turgeon | 17 septembre 2026

Pour déterminer des solutions aux problèmes qu’ils dénoncent, les syndicats de l’éducation réclament des états généraux en éducation pour que le gouvernement élu le 5 octobre puisse poser des actions pour redresser la situation en éducation.

Les syndicats estiment que les partis politiques n’ont pas accordé assez de place à l’éducation depuis le début de la présente campagne électorale.

Ils qualifient de préoccupant le portrait de la situation dans les écoles publiques de la région, où les ressources ne suffisent plus, selon eux, face au nombre grandissant d’élèves avec des besoins particuliers.

« C’est pour ça qu’on parle tellement d’élèves en difficulté, parce qu’on n’est pas capable d’avoir suffisamment de gens pour avoir une intervention ciblée, vraiment forte, avec suffisamment de gens pour résorber ces difficultés-là. »
Annie St-Pierre, présidente, Syndicat du personnel professionnel scolaire de l’Outaouais.

Rassemblés aux abords de l’école primaire des Cavaliers, dans le secteur Aylmer, ils dénoncent notamment les compressions budgétaires constantes tant aux niveaux primaire et secondaire que postsecondaire, la mise et mal et, en particulier, le gel d’embauche instauré il y a deux ans.

Ce dernier aurait été le point de bascule.

« Ils disent, ‘On a 100 piastres, organise-toi avec le 100 piastres, c’est comme ça que ça va se passer’. Ce n’est plus comme ça. On n’est plus rendu là. »
Éric Pronovost, président, FPSS-CSQ.

L’état des infrastructures scolaires inquiète également.

À l’heure actuelle, le Parti Québécois, le Parti libéral du Québec et Québec Solidaire se sont engagés à tenir ces états généraux.

Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.