Des passages sous les routes pour la faune

Camille Turgeon | 2 mars 2026

Tous les ans, plus de 7 000 voitures entrent en collision avec des animaux sur la route. Des experts tentent donc de changer les habitudes non pas des conducteurs, mais des animaux.

Les routes intersectent les corridors de migration naturelle des animaux, et les collisions automobile-faune coûtent très cher à la société.

Investir dans de meilleurs infrastructures de déplacement pour les animaux entraînerait des économies tant à l’état qu’aux citoyens, en plus d’aider l’environnement.

L’objectif d’experts du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO) est donc la construction de passages fauniques au-dessus et en dessous des routes pour que les animaux puissent circuler entre les différents habitats en toute sécurité.

Pour l’instant, les experts améliorent les routes déjà construites en Outaouais. Éventuellement, l’idéal serait d’inclure l’aménagement de corridors au moment de la construction d’une route.

Pour convaincre les chevreuils, les visons, les renards et les castors, entre autres, d’emprunter ces corridors sécuritaires, différentes méthodes peuvent être utilisées, dont l’installation de clôtures pour guider les animaux vers les passages fauniques, puis planter de la végétation dans les corridors pour les aider à se sentir à sécurité.

Des chargés de projet en conservation des milieux naturels du CREDDO présenteront des recommandations au ministère des Transports et de la Mobilité durable au sujet des améliorations qui pourraient être apportées pour améliorer les structures déjà existantes.

Parmi les recommandations sont la modification des panneaux de signalisation sur les routes.

Il y en a tant, de ces panneaux, sur les routes, et les automobilistes sont habitués de les voir. Il a été prouvé qu’ils ne sont plus une mesure qui fait une différence importante en matière de collisions avec les animaux.

On suggère donc le recours à des panneaux saisonniers, lumineux ou intelligents. Ces derniers peuvent détecter le mouvement des animaux, puis s’allumer lorsqu’ils sont en bordure de route.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.