Des funérailles dispendieuses au Québec

Camille Turgeon | 6 janvier 2026

Des citoyens réclament plus de choix en matière de funérailles, notamment l’enterrement en linceul.

« Quelque part, je me demande s’il n’y a pas un abus. »

C’est ce qu’un Gatinois a affirmé concernant le prix des préarrangements funéraires. D’un salon à l’autre, les prix varient considérablement pour des services qu’il juge comparables, allant de 2600 $ à 3600 $. Il s’attendait plutôt à une différence d’environ 100 dollars.

En Outaouais, un mouvement citoyen demande d’élargir les options pour enterrer les défunts, notamment avec le retour de l’enterrement en linceul. Cette pratique est actuellement interdite au Québec. Santé Québec précise qu’une loi impose l’utilisation d’un cercueil pour, entre autres, assurer la sécurité des travailleurs et prévenir les écoulements de liquides corporels.

Néanmoins, une chercheuse et microbiologiste affirme que les corps ne sont pas dangereux, tant que la personne défunte n’était pas atteinte d’une maladie infectieuse. « Si une personne est décédée de causes naturelles ou à cause des traumatismes […], il n’y a pas de risques », affirme-t-elle.

L’enterrement en linceul consiste à enrouler le corps dans un drap de lin ou de coton, puis à l’enterrer à même la terre. C’est la méthode la plus simple, minimaliste et écologique qui soit.

En effet, la crémation et l’enterrement en cercueil entraînent des répercussions environnementales importantes. Un cercueil en métal, en particulier, prend entre 400 et 500 ans à se dégrader.

Pourtant, à quelques kilomètres d’ici, en Ontario, cette méthode demeure permise dans les cimetières musulmans, car la religion demande à ce que le corps soit mis en terre uniquement en linceul.

Une pétition réclamant un changement au règlement a été déposée à l’Assemblée nationale et a accumulé plus de 5000 signatures.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.