Des enseignants demandent une interdiction totale des cellulaires
TVA Gatineau | 17 mars 2025
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Un an après l’interdiction des téléphones cellulaires en classe, plusieurs enseignants souhaitent étendre cette mesure à l’ensemble de l’école.
C’est ce que révèle un sondage mené par la Fédération des syndicats de l’enseignement, où 76 % des répondants se disent favorables à un encadrement plus strict.
Actuellement, les cellulaires sont interdits en classe sauf à des fins pédagogiques. Toutefois, leur utilisation en dehors des cours reste problématique, selon de nombreux enseignants.
La gestion des appareils aux portes des classes représente un défi quotidien, et certains estiment que leur présence continue nuit aux interactions sociales et à la concentration des élèves.
Richard Bergevin, président de la FSE-CSQ
- La difficulté, c’est quand l’élève arrive à la porte de la classe avec son cellulaire, il faut gérer l’appareil.
Selon la Fédération, une interdiction plus large pourrait alléger la charge de travail des enseignants tout en favorisant la réussite scolaire et les relations humaines entre élèves.
Un enfant qui a toujours son cellulaire à la main va moins prendre de temps pour créer des relations humaines avec ses pairs.
Richard Bergevin, président de la FSE-CSQ
Une orthophoniste interrogée souligne également l’impact négatif des téléphones sur l’attention en classe, expliquant que leur simple présence distrait les élèves, même lorsqu’ils ne les utilisent pas activement.
Le simple fait de l’avoir sur soi, ça l’a un coût. Il ne faut pas penser que, parce que le jeune il consulte à la cafétéria, dans la cour d’école. Que des qu’ils arrivent en salle de classe, ça n’aura plus d’impact du tout.
Agathe Tupula Kabola, Orthophoniste, autrice et chroniqueuse
Toutefois, certains experts rappellent qu’une telle interdiction ne suffira pas à régler entièrement le problème. L’éducation au numérique et l’encadrement à la maison jouent un rôle clé dans la gestion du temps d’écran.
La Fédération des enseignants insiste néanmoins sur l’importance des ressources numériques encadrées à l’école, estimant qu’un accès structuré à Internet peut enrichir l’apprentissage des élèves.
Cette consultation s’inscrit dans un contexte plus large, alors que la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur les jeunes doit rendre ses conclusions dans les prochaines semaines.
Avec les informations de Marika Gauthier