Concrétisation d’un complexe de deux glaces à Buckingham
Camille Turgeon | 3 juin 2026
La réalisation du projet est estimée à plus de 60 M $. Deux autres options, non recommandées, ont été évoquées : l’une à 65 M $ comprenant l’ajout d’un pavillon multisports et l’autre à 94 M $ avec un gymnase double.
Le projet majeur, qui verra le jour sur le terrain derrière l’École secondaire Hormisdas-Gamelin, comporterait une glace de formation LNH et une glace olympique.
L’option de projet à 65 millions de dollars, considérée fort intéressante par certains élus, comprendrait l’ajout d’un pavillon multisport qui permettrait d’avoir une glace extérieur l’hiver et des terrains de pickleball l’été.
Certaines inquiétudes ont tout de même soulevées, notamment par le parti Gatineau Ensemble concernant l’association à Vision Multisports Outaouais sans passer par un processus d’appel d’offres.
En effet, l’organisation Vision Multisports Outaouais, qui serait gestionnaire du complexe, aurait offert à la Ville de Gatineau 10 millions de dollars pour réaliser le projet.
La Ville, quant à elle, espère obtenir une subvention de 20 millions de dollars du gouvernement provincial.
Le conseiller municipal de Masson-angers se questionne également à savoir si ce complexe permettra réellement de répondre à la demande, considérant que les arénas de Masson et Buckingham, en fin de vie, pourraient être appelés à fermer par le temps que le nouveau complexe voit le jour.
Ainsi, selon lui, un seul complexe de deux glaces ne sera pas suffisant pour répondre aux besoins des citoyens de l’est de la ville.
Selon le conseiller désigné du parti, Timmy Jutras, il n’est pas possible de savoir qu’il s’agit du meilleur projet si un appel d’intérêt n’a pas été lancé à d’autres groupes au Québec, en Ontario ou même au Nouveau-Brunswick.
Steve Moran a répliqué que Vision Multisports Outaouais est un partenaire connu et prouvé.
Les élus seront appelés à se prononcer sur le projet éventuellement, qui fera l’objet d’une présentation plus détaillée la semaine prochaine.
Toutefois, il figure dans ce que la Ville appelle le « Bloc D », qui regroupe plus d’un milliard de dollars de projets en attente d’élaboration, alors que Gatineau ne dispose qu’environ 60 millions de dollars pour les réaliser.
La possibilité de recourir davantage à l’endettement est même envisagée.
Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.