Christine Fréchette couronnée la nouvelle cheffe de la CAQ

Camille Turgeon | 13 avril 2026

Elle a remporté la course à la direction le 12 avril avec près de 58 % des voix contre 42 % pour son adversaire, Bernard Drainville. Elle devient par le fait même la première ministre désignée du Québec.

Mme Fréchette est la deuxième femme de l’histoire à accéder au poste, après Pauline Marois. Elle sera assermentée le mercredi 15 avril. Son cabinet sera formé plus tard, la semaine prochaine.

Pour l’instant, Mme Fréchette promet de s’attaquer au coût de la vie, à l’accès aux soins et à la crise du logement.

À Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette lui tend la main.

Dans une publication partagée sur ses médias sociaux, elle rappelle que les responsabilités entre Québec et les villes sont de plus en plus imbriquées, que ce soit en développement économique, en itinérance, en immigration ou en lutte à la pauvreté.

Les récents dossiers à Gatineau le démontrent : impossible de réussir l’un sans l’autre.

Publication sur Facebook de Maude Marquis-Bissonnette sur la victoire de Christine Fréchette.

Félicitations Mme la Première ministre!

Vous entamez un court mandat, qui sera sans aucun doute intense. Je vous souhaite, et nous souhaite, qu’il soit aussi productif, audacieux – car les défis auxquels nous faisons face l’exigent – et placé sous le signe de la collaboration. Parce que c’est ensemble que nous pourrons les relever.

Cela est d’autant plus vrai pour les villes, qui sont des partenaires incontournables du gouvernement dans l’atteinte de ses objectifs. Nos champs de compétence sont de plus entremêlés, que ce soit en matière de développement économique, d’itinérance, d’immigration, de lutte à la pauvreté, et j’en passe. Plusieurs dossiers récents à Gatineau nous le rappellent : nous ne pouvons réussir l’un sans l’autre. Je vous offre, en ce sens, toute ma collaboration.

Vous êtes seulement la seconde femme à exercer la fonction de Première ministre du Québec, et en cela, vous contribuez à briser un plafond de verre. Ouvrir la voie vient avec son lot d’obstacles, souvent invisibles, et d’autant plus difficiles à surmonter. Mais nous sommes de plus en plus de femmes à occuper des postes de pouvoir, et je suis convaincue que nous réussirons en nous serrant les coudes et en laissant la porte ouverte derrière nous pour celles qui prendront, à leur tour, cette place.

Je vous souhaite beaucoup de succès dans l’exercice de vos fonctions. Votre rigueur, votre empathie et votre intelligence me donnent confiance. Votre succès sera aussi le nôtre.

À l’intérieur de la Coalition avenir Québec, on sent ce désir d’unité.

Bernard Drainville, qui s’est fait discret après sa défaite, a finalement donné son appui à Christine Fréchette le matin du 13 avril. 

Le député de Chapleau, Mathieu Lévesque, a évoqué un vent de fraîcheur avec cette victoire, et a réaffirmé son engagement envers la population de l’Outaouais.

Il a précisé que la nouvelle première ministre est très au fait des dossiers, dont celui du futur hôpital et de transport, dont l’autoroute 50.

Six petits mois pour convaincre les électeurs

Toutefois, ce ne sera pas un mandat de tout repos pour Mme Fréchette.

Les élections provinciales approchent lentement mais sûrement, le 5 octobre prochain. La première ministre désignée ne disposera donc que de six mois pour convaincre les électeurs de voter pour elle et son parti.

Le travail sera immense, puisque la Coalition avenir Québec se retrouve loin derrière le Parti libéral du Québec et le Parti Québécois dans les intentions de vote.

En date du 13 avril, selon la plateforme Qc125, la CAQ récolte seulement 14 % des votes à Gatineau.

Un consensus s’est formé parmi les citoyens de la région interrogés : il faut laisser le temps à Christine Fréchette de faire ses preuves.

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.