Certains équipements de réadaptation ne seront plus prêtés dans les CLSC de l’Outaouais

Camille Turgeon | 31 mars 2026

Jusqu’ici, après une blessure, il était possible de repartir du CLSC avec une marchette, une barre d’appui ou encore un siège adapté. À compter du 1er avril, certains patients ne pourront plus emprunter gratuitement des équipements essentiels à leur rétablissement.

Cette aide technique est primordiale pour assurer l’autonomie, la sécurité et le rétablissement des patients.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) précise que certains prêts seront maintenus, mais selon des critères d’admissibilité.

Le CISSSO, qui a d’ailleurs a refusé d’accorder une entrevue à notre journaliste, confirme ce virage, disant devoir se conformer aux règles du Ministère de la Santé.

Il assure vouloir améliorer l’accès et favoriser l’autonomie des usagers en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs au Québec. 

Or, plusieurs intervenants craignent plutôt l’effet inverse, avec une pression accrue tant sur les patients que sur leurs proches aidants.

Et des professionnels préviennent que les conséquences pourraient être majeures.

Les patients devront se tourner vers des fournisseurs privés, des pharmacies ou des magasins de grande surface pour se procurer ces équipements.

Cependant, le prix de ces équipements a explosé dans les dernières années, passant d’une centaine de dollars à trois ou quatre cents dollars.

Certaines personnes risquent donc de se passer de ces équipements, faute de moyens financiers, ce qui entraînera des complications de leur état de santé.

Selon Alexandre Nadeau, président de l’Ordre des ergothérapeutes du Québec, cette décision entraînera la privation de l’aide technique.

Les personnes qui bénéficient de ces équipements sont principalement des personnes en perte d’autonomie et des personnes âgées qui vivent seules.

Chaque année, plus de 12 500 équipements sont prêtés dans la région, dont 10 000 légers visés par cette nouvelle réglementation. 

Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.