Le puits d’eau potable d’un Montpelliérois menacé par le roseau commun
Camille Turgeon | 8 octobre 2026
Le roseau commun, une espèce envahissante difficile à éradiquer, cause des inondations sur le terrain d’un résident de Montpellier, qui lui font craindre de perdre son puits.
Le Montpelliérois a affirmé faire pression sur le ministère des Transports et de la Mobilité durable depuis environ 10 ans pour qu’il éradique le roseau commun en creusant le fossé en bordure de la route 315, où la plante aurait pris naissance avant d’envahier une partie de son terrain.
Il a expliqué que le MTMD a installé une membrane sur son terrain à l’automne 2025, mais que cette mesure a empiré la situation : l’eau est restée emprisonnée et, devenue stagnante, a fait pourrir la membrane.
« Tout ce qu’il y avait dessous repousse à travers de cette membrane. »
Claude St-Jean, résident de Montpellier.
Selon le Ministère, la membrane permet de contrôler la colonie, mais trois années sont nécessaires pour avoir les résultats escomptés.
Or, si rien n’est fait, M. St-Jean craint que l’eau stagnante compromettre son puits, qu’il utilise pour s’abreuver. Selon lui, si la situation se maintient, il perdra son puits dans un an.

Le maire de la municipalité, qui est bien au fait du dossier, appuie le citoyen dans ses démarches. Chaque année depuis 2021, ils communiquent avec le MTMD et l’exhortent de régler la situation.
Les Conseillers forestiers de l’Outaouais, qui sont déjà intervenus à la demande du Ministère, ont témoigné du défi que représente contrôler cette espèce envahissante.
Il a expliqué que plus on donne de l’ampleur à une plainte, plus elle est capable de résister.
Dans le cas du roseau, qui peut croître de trois ou quatre centimètres par jour, il peut s’étendre assez rapidement. Cette plante nécessite ainsi un contrôle régulier.
Interpellé à ce sujet, le MTMD a expliqué qu’il a fauché les roseaux en 2022, dépêché des biologistes sur place en 2024 et installé des bâches en 2025, avant de les réajuster en 2026.
Le Ministère a ajouté qu’une firme externe a été mandatée d’étudier la situation.
Il a affirmé être attendre ses recommandations pour la suite, mais soutient qu’il ne mettra pas en jeu sa sécurité et sa santé.
Avec les renseignements de Louis-Charles Poulin.