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Élections provinciales | Deux aînés blessés en tentant d’aller voter à Mansfield-et-Pontefract
Camille Turgeon | 6 octobre 2026
Des résidents de Mansfield-et-Pontefract dénoncent la dangerosité et l’inaccessibilié de l’école secondaire Sieur-de-Coulonge comme lieu de vote.
Les électeurs devaient passer par l’arrière de l’école, où l’asphalte est très abîmé et où il n’y aurait pas de rampe d’accès.
Une femme de 89 ans, qui se déplace avec une marchette, s’est blessée au dos et un homme de 93 ans a mal aux côtes après qu’ils ont chuté en tentant simplement de se rendre à l’entrée du bâtiment pour exercer leur droit de vote.
Le couple est toujours hospitalisé en attente d’examens pour déterminer la cause des douleurs qu’ils vivent.
Cette situation suscite des questions sur l’accessibilité des lieux de vote pour les personnes à mobilité réduite.
Selon leur fille, Marie Laroche, l’accès pour aller voter n’était pas sécuritaire pour qui que ce soit, constat qui a trouvé écho chez la directrice de l’école.
Qui plus est, d’autres endroits auraient pu être choisis pour permettre aux citoyens de voter plus facilement et en toute sécurité, selon Mme Laroche.
Enfin, elle a déposé une plainte à Élections Québec, puisqu’elle craint que ce genre d’obstacle décourage certains aînés de se déplacer pour exercer leur droit de vote.
« J’ai eu beaucoup de commentaires qui disent, ‘Nous autres, on n’amène plus nos parents voter, ce n’est pas sécuritaire’. »
Marie Laroche, fille dont les parents aînés se sont blessés.
La problématique avait pourtant été soulevée quelques jours plus tôt lors du vote par anticipation.
La mairesse de Mansfield-et-Pontefract soutient qu’elle a vécu une situation semblable avec son époux, qui se déplace en triporteur et qui avait des difficultés à entrer dans ce même bureau de vote.
Elle a raconté que les membres du personnel d’Élections Québec n’étaient pas en mesure de lui indiquer l’endroit où les personnes à mobilité réduite pouvaient passer.
Avec peine et misère, elle a finalement réussi à ouvrir les portes du bâtiment de manière à ce que son époux puisse voter.
Élections Québec a assuré par écrit qu’à la lumière de cette situation, ils prendront soin de réévaluer si ce lieu satisfait à leurs critères d’accessibilité ou de trouver des solutions pour en faciliter l’accès si le lieu était réutilisé lors d’une future élection.
Mme Laroche espère que cet incident serve de rappel sur l’importance d’avoir des lieux de vote accessibles à tous.
Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.