L’allaitement gagne du terrain au Québec

Camille Turgeon | 5 octobre 2026

Selon l’Institut national de santé publique, près de neuf mères sur dix ont amorcé l’allaitement en 2022, comparativement à environ sept sur dix au début des années 2000.

L’allaitement offre de nombreux bénéfices tant pour la mère (aide à la guérison après l’accouchement) que pour l’enfant (diminue le risque d’obsésité, reçoit les anticorps de la mère).

Toutefois, si cette pratique séduit davantage de mères, le parcours est loin d’être sans embûches.

Au Québec, la principale raison invoquée par les mères pour mettre fin à l’allaitement est très concrète : 19 % disent ne pas produire suffisamment de lait.

Les difficultés à appliquer les méthodes d’allaitement, la fatigue ou le retour au travail ou aux études font également partie des raisons rapportées.

Selon l’organisme Naissance-Renaissance Outaouais, ces défis démontrent qu’un meilleur soutien demeure nécessaire, autant dans le réseau de la santé que dans la société en général.

En effet, l’allaitement est toujours très stigmatisé en 2026 : des mères ne peuvent pas nourir leur enfant où elles veulent, comme au restaurant.

Néanmoins, les intervenants rappellent qu’il s’agit avant tout d’un choix personnel.

Leur objectif est d’outiller chaque parent pour qu’il prenne une décision éclairée et qu’il reçoive le soutien dont il a besoin, peu importe l’option choisie.

Avec les renseignements de Marika Gauthier.