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Arrêt temporaire de l’usine Louisiana-Pacific : un autre coup dur à l’industrie forestière dans la Vallée-de-la-Gatineau
Camille Turgeon | 17 septembre 2026
L’usine Louisiana-Pacific, située à Bois-Franc dans la Vallée-de-la-Gatineau, cessera ses activités pendant 60 jours en raison d’une suroffre de panneaux de copeaux orientés sur le marché combinée à une demande qui demeure au ralenti.
L’industrie forestière est déjà fragilisée par, notamment, les tarifs douaniers imposés par les États-Unis.
Ainsi, cet arrêt ne fait qu’empirer la crise forestière dans la MRC alors que les familles sentaient déjà grandement les effets de la fermeture de l’usine Domtar.
« Ça a un impact économique immense, immense. Juste pour vous dire, mon centre de dépannage alimentaire fin février cette année, on a desservi 355 personnes. Fin août cette année, 1 618 personnes… pour une population de 20 000. Donc, c’est énorme, l’impact. […] Les gens ne vont plus dans les restaurants, dans les commerces. »
Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau.
Toutefois, Mme Lamarche, entourée de maires de la région, a tenu à lancer un message fort : on se prend en main et on trouve des solutions pour veiller à la survie de cette industrie primordiale.
Les élus de la MRC ont interpellé directement les partis politiques : ils réclament l’octroi de plus de pouvoir aux régions sur leurs ressources forestières.
Un comité de relance s’est d’ailleurs réuni à Gracefield au début du mois pour tenter de trouver des pistes de solution.
L’une d’elles serait la diversification économique. En ce sens, Mme Lamarche se rendra à Québec la semaine prochaine dans le cadre de discussions d’un projet d’énergie renouvelable en lien avec l’industrie forestière.
Le maire de Bois-Franc, pour sa part, a choisi de ne pas commenter la situation, puisque le dossier touche directement son employeur, Louisiana-Pacific.
Il a néanmoins affirmé demeurer confiant dans les perspectives à long terme de l’usine et continuer d’évaluer des moyens pour renforcer la compétence.
55 membres du personnel seront temporairement mis à l’arrêt. Ils conserveront toutefois leurs avantages sociaux.
Avec les renseignements de Kémilia Laliberté.