Un logement en état d’extrême insalubrité à Buckingham : le propriétaire dénonce le manque de ressources

Camille Turgeon | 14 août 2026

Deux adultes, quatre enfants et plusieurs chiens habitaient dans ce logement insalubre.

Le logement, qui dégageait une odeur infecte et qui était infesté de mouches, était recouvert de déchets, d’urine et d’excréments, et les meubles et autres surfaces étaient tout aussi mal en point.

La situation remonte à juillet 2025, lorsque la famille a emménagé dans le logement.

Dès novembre 2025, elle a cessé de payer son loyer, ce qui a poussé le propriétaire à ouvrir un dossier au Tribunal administratif du logement.

Enfin, la famille a payé les sommes dues, et le dossier a été fermé.

Toutefois, la situation s’est répétée à l’été 2026 avant que la famille quitte officiellement les lieux le 9 août.

C’est seulement le 11 août, lors du passage du huissier, que le propriétaire a découvert l’état du logement.

Après avoir vu la publication du propriétaire sur Facebook, la compagnie Steamatic Gatineau s’est proposée de vider le logement. Selon une employée, ce serait l’un des pires cas de sinistre qu’elle a jamais vu.

« Mais le but de tout ça : les gens ont besoin d’aide. Les enfants ont besoin d’aide, puis on n’a pas d’aide. Je pourrais en vouloir aux locataires, mais non. J’en veux au gouvernement. On n’a pas d’aide. »
Sébastien Joncas, propriétaire de l’immeuble résidentiel.

M. Joncas déplore avant tout le manque de ressources offertes aux propriétaires pour gérer ce genre de situation.

Il prend ainsi la parole pour tous les propriétaires d’immeubles qui découvrent leur logement dans un état insalubre.

Le Tribunal administratif du logement, de son côté, a mentionné que le dossier a bel et bien été traité en moins de deux mois après le dépôt de la demande, soit dans le délai réglementaire de trois mois.

Avec les renseignements d’Amanda Moisan.